|
Relatórios
Apresentados por Portugal aos Órgãos de Controlo da
Aplicação dos Tratados das Nações Unidas
em Matéria de Direitos Humanos
Compte rendu analytique de la
première partie de la 9ème séance : Portugal.
04/05/2000. E/C.12/2000/SR.9. (Summary Record)
COMITÉ DES DROITS ÉCONOMIQUES, SOCIAUX ET CULTURELS
Vingt-deuxième session
COMPTE RENDU ANALYTIQUE DE LA
PREMIÈRE PARTIE (PUBLIQUE)* DE LA 9ème SÉANCE
tenue au Palais Wilson, à Genève, le lundi
1er mai 2000, à 10 heures
Présidente : Mme BONOAN-DANDAN
SOMMAIRE
EXAMEN DES RAPPORTS :
a) RAPPORTS PRÉSENTÉS PAR LES
ÉTATS PARTIES CONFORMÉMENT AUX ARTICLES 16 ET 17 DU
PACTE (suite)
Troisième rapport périodique du
Portugal
QUESTIONS DE FOND CONCERNANT LA MISE EN RUVRE DU PACTE INTERNATIONAL
RELATIF AUX DROITS ÉCONOMIQUES, SOCIAUX ET CULTURELS (suite)
* Le compte rendu analytique de la deuxième partie (privée)
de la séance est publié sous la cote E/C.12/2000/SR.9/Add.1.
La séance est ouverte à 10 h 20.
EXAMEN DES RAPPORTS :
a) RAPPORTS PRÉSENTÉS PAR LES
ÉTATS PARTIES CONFORMÉMENT AUX ARTICLES 16 ET 17 DU
PACTE (point 6 de l'ordre du jour) (suite)
Troisième rapport périodique du
Portugal (E/1994/104/Add.20); document de base (HRI/CORE/1/Add.20);
profil de pays (E/C.12/CA/POR/1); liste des points à traiter
(E/C.12/Q/POR/1); réponses écrites du Gouvernement
portugais (HR/CESCR/NONE/2000/2) (suite).
1. À l'issue d'un échange de vues
auquel participent M. WIMER, M. TIKHONOV, M. SADI, M. TEXIER, M.
GRISSA, M. KOUZNETSOV, M. CEVILLE, M. ANTANOVITCH, M. HUNT, M. CEAUSU
et M. RIEDEL, la PRÉSIDENTE donne lecture de la note verbale
par laquelle la Mission permanente du Portugal a informé
le Comité que la délégation portugaise chargée
de présenter le rapport et de répondre aux questions
ne serait pas en mesure de le faire, compte tenu de la charge de
travail que constitue la présidence de l'Union européenne
que le Portugal assume actuellement. Le Gouvernement portugais demande
en conséquence que l'examen de son troisième rapport
périodique soit reporté à une date ultérieure.
QUESTIONS DE FOND CONCERNANT LA MISE EN OEUVRE
DU PACTE INTERNATIONAL RELATIF AUX DROITS ÉCONOMIQUES, SOCIAUX
ET CULTURELS (point 3 de l'ordre du jour) (suite)
Projet d'observation générale
14 concernant le droit au meilleur état de santé susceptible
d'être atteint (art. 12 du Pacte) (HR/CESCR/2000/NONE/6)
2. M. RIEDEL donne aux membres du Comité
un aperçu des principales questions soulevées lors
d'une réunion informelle du groupe chargé d'élaborer
le projet d'observation générale sur le droit à
la santé qui sera prochainement soumis à l'examen
du Comité. Ce débat fructueux a permis d'identifier
les domaines clefs nécessitant d'être approfondis ou
éclaircis.
3. De l'avis général, il est apparu
souhaitable de mieux circonscrire le droit à la santé,
en s'inspirant à cette fin de la définition retenue
dans d'autres instruments internationaux, comme la Convention relative
aux droits de l'enfant.
4. S'agissant du contenu normatif de l'article
12, il a été suggéré de préciser
ce que recouvrent les concepts de soins de santé primaires,
secondaires et tertiaires. Les participants à la réunion
sont également convenus de faire la distinction entre santé
publique et soins de santé, termes qui ne s'entendent pas
toujours de la même façon au sein des différentes
cultures. Il s'agit donc de trouver une dénomination générale
qui engloberait les diverses acceptions possibles. S'il est difficile
de définir plus étroitement le droit à la santé,
le consensus qui s'est dégagé de la réunion
a permis d'élaborer un avant-projet sur le sujet. Ont également
été prises en considération "les conditions
sine qua non de la santé", que certains spécialistes
de la santé publique préfèrent appeler "déterminants
de la santé", tels que l'accès à de l'eau
salubre et à des moyens adéquats d'assainissement,
des conditions alimentaires et nutritionnelles suffisantes ou le
logement.
5. Le débat s'est ensuite orienté
sur les différentes obligations juridiques qui incombent
aux États, dont la principale consiste à prendre des
mesures en vue d'assurer progressivement le plein exercice du droit
à la santé. Parmi les différentes obligations
- obligations de respecter, de protéger, d'accomplir et de
promouvoir - l'accent doit être mis, comme le fait l'OMS,
"sur l'obligation de promouvoir", qui regroupe entre autres
la fourniture de soins de santé et des actions de facilitation
pour que la population procède à des choix en toute
connaissance de cause.
6. Pour ce qui est des violations, M. Riedel
déclare que la question de la nature des actions ou des omissions
qui constituent une violation du droit à la santé
est restée en suspens et qu'il tiendra les membres du Comité
informés dès que le sujet aura été approfondi.
7. En ce qui concerne la question des limitations,
M. Riedel dit que des considérations liées à
la santé publique sont fréquemment invoquées
par les États pour justifier une limitation de l'exercice
de certains autres droits fondamentaux. Il rappelle donc que eu
égard au Pacte, les limitations motivées par la protection
de la santé publique n'ont pas pour objectif de restreindre
mais de protéger les droits fondamentaux, et le projet d'observation
générale insistera sur ce point.
8. Le débat s'est ensuite poursuivi sur
des thèmes spéciaux de portée générale
relatifs à la non-discrimination et à l'égalité
de traitement, visant notamment les femmes, les enfants et les personnes
âgées. Il a été convenu entre autres
d'adopter des mesures spécifiques en faveur de ces différentes
catégories de personnes.
9. Le Comité a en dernier lieu abordé
le thème complexe des critères vérifiables
permettant un suivi national et international, mais il semble qu'il
soit encore trop tôt pour prendre ce système en considération.
10. Enfin, M. Riedel précise que des
modifications peuvent encore être apportées au projet.
Il invite les membres du Comité à lui soumettre des
propositions écrites sur toute question qu'ils désirent
soulever et qui n'a pas été abordée lors de
l'examen du projet.
La partie publique de la séance prend fin à 11 h 15.
|