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Relatórios apresentados no quadro do Conselho
da Europa e Decisões do Comité de Ministros
sobre a Aplicação da Carta Social Europeia
Rapport de suivi du Gouvernement
portugais en réponse au rapport du Comité européen
pour la prévention de la torture et des peines ou traitements
inhumains ou dégradants (CPT) relatif à sa visite
au Portugal du 14 au 26 mai 1995
Le Gouvernement du Portugal a décidé
de rendre public ce rapport de suivi.
Le rapport du CPT relatif à la visite effectuée
au Portugal en 1975 (CPT/Inf (96) 31) et le rapport intérimaire
du Gouvernement portugais adressé en réponse
(CPT/Inf (96) 32)
Ont été rendus publics le
21 novembre 1996.
Strasbourg, 27 novembre 1997
RAPPORT DE SUIVI PAR LES
AUTORITES PORTUGAISES SUR LES MESURES PRISES
SUITE A LA VISITE EFFECTUEE PAR LE COMITE EUROPEEN POUR LA
PREVENTION INHUMAINS OU DEGRADANTS (CPT) AU PORTUGAL
DU 14 AU 26 MAI 1995
INTRODUCTION
Le Comité européen pour la prévention
de la torture et des peines ou traitements inhumains ou dégradants
(CPT) a effectué une visite au Portugal du 14 au 26
mai 1995, aux termes de l'article 7 de la Convention européenne
pour la prévention de la torture et des peines ou traitements
inhumains ou dégradants.
Conformément à l'article
10, paragraphe 1 de la Convention, le Comité adressé
aux autorités portugaises le Rapport relatif à
cette visite, lequel a été adopté para
consensus le 6 décembre 1995. Tant le Rapport du Comité,
traduit en portugais, que le Rapprot intérimaire des
autorités portugaises en réponse à celui-là
ont eété object de publication et de diffusion
le 20 décembre 1996.
Dans le Rapport intérimaire ont
été décrits, en détail, les programmes
en cours ou à développer, ainsi que quelques
modifications introduites à la suite des principales
préoccupations exprimés para le Comité
et du dialogue constructif que celui-ci a établi avec
les autorités portugaises, étant donné
leur intérêt commun au renforcement des mécanismes
de protection des personnes privées de liberté.
Au moyen de ce rapport, on souhaite compléter
l'information déjà fournie, en signalant les
principales modifications entretemps intervenues.
Il importe, en plus, de réitérer
que les autorités portugaises restent à la disposition
du Comité pour lui faire parvenir tous les éléments
et éclaircisements complémentaires à
ce Rapport qu'il estimerait nécessaires.
LE COORDINATEUR, POUR LA COORDINATRICE,
POUR LE MINISTERE DE L'INTERIEUR LE MINISTERE DE LA JUSTICE
(M. Gomes Dias) (Maria José Matos)
A. ETABLISSENTS DE POLICE
1. Torture et autres formes de mauvais
traitements
I. Obligations du personnel d'encadrement
des forces de l'ordre
(cf. par. 28 et p. 38)
Conformément aux recommandations
faites par le CPT, au sujet des obligations du personnel
d'encadrement des forces de l'ordre (commandants, dirigeants,
cadres supérieurs et cadres moyens), et suite aux
éclaircissements déjà fournis pp.2,
9 et 10 du Rapport Intérimaire soumis opportunément,
on a poursuivi et approfondi l'action de diffusion des nouvelles
dispositions du Code pénal de 1995 (articles 243
à 245) concernant la torture et autres formes de
mauvais traitements, soit dans les établissements
de formation, soit dans les unités opérationnelles.
Une attention particulière a
été portée sur l'éclaircissement,
largement diffusé, de l'article 245 du Code pénal,
selon lequel "la non dénonciation" par
le supérieur hiérarchique constitue un crime
public punissable d'une peine pouvant aller de six mois
jusqu'à trois années d'emprisonnement, sous
réserve, bien sûr, de la responsabilité
disciplinaire et des conséquences statutaires qu'un
tel comportement peut, cumulativement, engager et comporter.
II. Limites à l'emploi de la force
au moment de l'arrestation et après l'arrestation envers
ta personne détenue (cf. par. 29 et p. 58)
Pour sensibiliser les plus hauts responsables
des forces et services de sécurité et, par leur
entremise, toute la hiérarchie de commandement et de
direction, jusqu'aux agents placés sur le terrain (first
law enforcer) ont été organisés, dans
le cadre des initiatives mentionnées à la page
10 du Rapport intérimaire, deux séminaires sur
les thèmes:
· "Qualidade na formaçâo
e na actividade policial" (QUALITE DANS LA FORMATION
ET DANS L'ACTIVITE POLICIERE) (l 7/18 avril 1996);
· "Parâmetros jurídicos
da actuação policial" (PARAMETRES JURIDIQUES
DE L'ACTION DE LA POLICE) ( 17/18 mai 1996).
À l'issue de ce dernier séminaire,
l'un des conférenciers a effectué un travail
intitulé "Paramètres juridiques de 1'usage
de la force", édité par la Mairie de Lisbonne
dans le contexte de la collection "Cahiers de Citoyenneté",
lequel a bénéficié d'une large publicité
lors d'une séance publique qui s'est tenue à
l'initiative du Département de Culture et qui a été
présidée par le Ministre de l'Intérieur.
rassemblant tous les médias, notamment les quatre chaînes
de télévision.
Ce travail-là., distribué
à toutes les forces et à tous les services de
sécurité et mis à la disposition des
citoyens en général, contient, sous forme condensée
et de façon lapidaire. au regard de la toi et de l'entendement,
soit de la jurisprudence. soit de la doctrine. les "conditions
requises" et les "limites" à l'usage
de la force par les membres des forces de l'ordre dans un
État de droit démocratique; il constitue. donc,
un Manuel d'étude et de consultation obligatoire.
III. "Priorité absolue accordée
à l'enseignement des droits de l'homme et à
la formation professionnelle de base et permanente des membres
de la police" (cf. par. 30 et p. 58)
Mention a déjà été
faite au rapport précédent de la publication
de la Résolution n.º 33/96 du Conseil des Ministres
du 20 juin (cf. p.13) qui a créé la commission
pour "l'évaluation de l'enseignement et des
procédures de formation des fonctionnaires de police";
entretemps cette commission a présenté son
rapport le 3 février dernier, qui n'a pas encore
été diffusé publiquement, faisant plutôt
l'objet ce moment, de réflexion de la part des membres
du gouvernement (MAI et MJ) dont relèvent organiquement
les forces et services de sécurité.
Entretemps, le Ministre de l'Intérieur
a annoncé le 20 novembre 1996, dans le discours qu'il
a prononcé à l'occasion de la séance
inaugurale de Vannée académique en cours,
à l'Ecole Supérieure de Police. que le gouvernement
ira bientôt présenter à l'Assemblée
de la République la "proposition de loi-cadre
sur les procédures de formation des membres des forces
de l'ordre", laquelle tiendra sûrement compte
des recommandations du CPT, en ce qui concerne l'enseignement
des droits de l'homme et la formation professionnelle des
fonctionnaires de police.
Par ailleurs, au début de janvier
1997, il a été procédé, ainsi
que l'a ordonné le Ministre de l'Intérieur,
à la mise en oeuvre du "Programme de Formation
Continue des Forces de l'Ordre". dont le développement
est tout à fait établi jusqu'au mois de juillet
1993, comprenant trois volets:
· Stages de perfectionnement
· Formation à distance
· Auto-formation
Ce programme, qui a été
élabore' par un groupe de cinq experts trois policiers
et deux n'appartenant pas aux forces de l'ordre), compte,
aux plans technique et scientifique, sur l'aide de l'Université
Ouverte (Open University) de Lisbonne.
La philosophie qui sous-tend ce programme,
qui a été élaboré en tenant
compte des recommandations du CPT, est axée sur trois
idées fondamentales:
· Améliorer la "qualité"
du service fourni aux citoyens par la police;
· Mettre en valeur, actualiser et adapter les "capacités
d'agir" des fonctionnaires de la police;
· Faire en sorte que le citoyen
destinataire et ses "droits fondamentaux" soient
considérés comme des limites à l'action
de la police.
IV. "L'aptitude à la communication interpersonnelle
comme facteur essentiel de la procédure de recrutement
et de formation des membres des forces de l'ordre (cf. par.
30 et p. 38)
L'aptitude à la communication
interpersonnelle a toujours été un facteur
essentiel et un objectif prioritaire de la procédure
de "recrutement": néanmoins, ainsi qu'on
l'a fait remarquer dans le rapport précédent,
les difficultés sont surtout soulevées par
l'application de ce principe dans la pratique, c'est-à-dire,
lors du choix des approches et de la concrétisation
de critères capables d'apporter des résultats
meilleurs et plus visibles que ceux que l'on a obtenus dans
les opérations de sélection effectuées.
Les repères qui intègrent
les objectifs essentiels à atteindre continuent d'être
le professionnalisme, le civisme, la proximité, la
visibilité, la transparence et l'orientation aux
problèmes concrets des personnes, en vue de baliser
tir parcours de modernisation capable de mobiliser et de
valoriser la fonction policière.
Il s'agit là d'une matière
qui a aussi été soumise à la pondération
de l'a Commission d'Experts mentionnée plus haut,
dont le rapport n'a pas encore été publié
et fait désormais l'objet d'appréciation par
le Gouvernement, et qui ira, sans doute, influer sur la
préparation de la "proposition de loi"
mentionnée à III.
Entretemps, on a fait inclure dans le
2e Bloc (octobre, novembre et décembre 1997) dudit
Programme de Formation Continue l' "Unité Thématique
I - Communication" qui comporte trois modules: "communication
interpersonnelle", "communication institutionnelle"
et "relations avec les médias", dont la
préparation reflétera la teneur des recommandations
du CPT. en ce qui concerne la procédure de "formation"
des fonctionnaires de police.
V. Procédures à adopter par le Procureur ou
par le Juge d'Instruction, chaque fois qu'il reçoit
une plainte concernant des mauvais traitements infligés
par la police (cf. par. 33 et p. 58).
Comme on l'a dit dans le rapport précédent,
les procédures suggérées par le CPT
dans sa recommandation sont clairement prévues dans
la loi de procédure pénale applicable, soit
quant à la "dénonciation" (articles
242 à 247 du Code), soit quant aux "mesures
urgentes" à mettre en oeuvre (article 249 du
Code).
La procédure pénale a
un caractère officieux, en ce qui concerne l'initiative
dont dépend le déclenchement de la poursuite,
étant soumise aux principes de légalité,
de célérité et de l'épuisement
des moyens de preuve, pour ce qui regarde l'ordre et l'accomplissement
des actes probatoires concrets (cf. nommément, les
articles 2, 125, 126 et 242, par. 1 du Code de procédure
pénale).
C'est d'ailleurs pour cela que la loi
pénale prévoit le "Crime de non promotion",
défini auparavant par l'article 414 du Code pénal
de 1982 et désormais inclus dans le "crime de
déni de justice et prévarication" prévu
à l'article 369 du même Code révisé
en 1995.
Toutefois, il n'incombe pas aux membres
du gouvernement de s'immiscer, à quelque titre que
ce soit, dans l'action des autorités Judiciaires,
dont le concept englobe le juge d'instruction et le procureur
(cf. article 1er, par. 1 al. b) du Code de procédure
pénale).
En vertu de la Constitution, c'est aux
tribunaux qu'il appartient "d'assurer la défense
des droits des citoyens" et de "sanctionner la
violation de la légalité", leurs magistrats
jouissant, dans l'exercice de leur fonction juridictionnelle,
de toute "indépendance" vis-à-vis
des autres pouvoirs de l'Etat, le "caractère
obligatoire" et la "prééminence"
de leurs décisions étant assurés (cf.
articles 205, par.2, 206 et 208, par.2 de la Constitution
de la République Portugaise).
Aucun élément n'est connu
qui permette d'affirmer que les magistrats judiciaires et
ceux du Ministère public n'accomplissent pas scrupuleusement
leurs devoirs fonctionnels, tels que les définit
la loi.
Dans ce domaine, on envisage seulement,
à court terme, l'inclusion, dans le cadre, de la
révision du Code pénal. en phase de préparation,
d'une disposition selon laquelle "une poursuite sera
engagée, obligatoirement, indépendamment de
l'existence ou non d'une plainte déposée par
la victime, lorsqu'il y a des motifs de suspicion de la
commission d'un crime d'abus de pouvoir par un fonctionnaire
de police".
VI. Possibilité donnée aux personnes relâchées,
sans avoir été traduites devant un procureur
ou un juge, de solliciter un examen médical ou un certificat
médical auprès de l'Institut médico-légal
compétent (cf par. 33 et p. 58).
Réitérant ce qui a été
dit dans le rapport précédent, la possibilité
existe déjà pour les personnes mises en liberté
de demander un examen médical, et si telle pratique
est peut usitée cela se doit exclusivement au manque
d'initiative des intéressés.
On ne connaît aucun cas où
l'autorité judiciaire compétente aurait rejeté
une demande d'examen formulée dans ces circonstances.
La remise en liberté d'une personne
détenue, réglée désormais par
l'article 261 du Code de procédure pénale,
se concrétise toujours dans un cadre de légalité
et ceci uniquement en deux hypothèses:
Si la remise en liberté est ordonnée
par une autorité judiciaire (juge au procureur -
cf. article ler, par.1, al. b) du Code), celle-ci est tenue
de se prononcer par "ordonnance motivée"
sur la légalité de la détention et
de la libération;
Si la remise en liberté est ordonnée
par une autorité de police criminelle (cf. article
ler. par.1, al. d) du Code), celle-ci est tenue de dresser
un "rapport sommaire de la situation" et de le
transmettre au Ministère public, qui doit examiner
s'il y a eu en l'espèce violation d'une disposition
de la loi et, en cas de suspicion, prendre les mesures qu'il
estime nécessaires.
Dans l'une quelconque de ces deux hypothèses-là,
l'intéressé peut solliciter un examen médical
et l'autorité est tenue, aux termes de la loi, d'ordonner
que l'examen soit effectué, ou bien à travers
l'Institut de médecine légale, s'agissant
des villes de Lisbonne, Porto ou Coimbra, ou bien par des
experts médico-légaux dans les autres ressorts.
VII. Etiquetage et garde en lieu sûr des armes saisies
par les agents de police ou présentés aux unités
de police (cf par. 33 et p. 59).
Suite à la réception du
Rapport du CPT, des instructions ont été édictées
à l'intention de tous les organismes policiers visant
à assurer le strict respect de la recommandation
sui l'étiquetage et la garde des armes saisies, conformément,
d'ailleurs, à ce que prévoit l'article 178
du Code de procédure pénale et la législation
complémentaire.
2. Conditions matérielles de
détention
Ainsi qu'il a été signalé
dans le rapport précédent, les conditions matérielles
de détention ont été et continueront
d'être améliorées.
À la suite des recommandations
du CPT, le Ministre de l'Intérieur, à travers
l'Inspection Générale de l'intérieur,
a ordonné la mise en oeuvre d'une action de "contrôle
in loco des conditions de dignité dans les lieu de
détention, ainsi que dans des locaux de police".
Lors de cette première action d'inspection,
qui s'est achevée le 20 juin 1996. 14 unités
policières (de la GNR et de la PSP) des zones de Lisbonne,
Alentejo et Algarve ont été inspectées,
et il a été conclu que les cellules de détention
en général se trouvaient dans un état
assez délabré.
En outre, on a procédé à
l'identification des cellules qui pouvaient être améliorées
et celles qu'il fallait fermer aussitôt que possible.
Une deuxième action d'inspection,
terminée le 16 août 1996. a porté sur
16 unités policières (de la GNR et de la PSP)
du Centre et du Nord; on a procédé à
l'identification des cellules qui remplissent toutes les conditions
exigées, celles qui ont besoin de petites améliorations
et celles que l'on devrait meure hors d'usage aussitôt
que possible.
Par rapport aux lieux visés par
le CPT dans son Rapport, les inspections se sont effectuées
les 17, 18 et 19 décembre 1996. Le rapport présenté
le 2 Janvier 1997 permet de tirer les conclusions suivantes
:
· Au Poste de la GNR, à
Lever, et au Commissariat de la PSP, Matosinhos, les anomalies
constatées n'ont pas encore été colmatées;
· Dans les lieux de détention
au Commandement de la PSP à Porto (Largo 1.º de
Dezembro), les travaux de reconstruction et d'amélioration
des cellules sont en cours de réalisation;
· Au Commissariat de la PSP du
Seixal, la situation demeure inchangée, et on estime
que la seule solution sera de faire bâtir un immeuble
entièrement neuf;
· Au Commandement de la PSP à
Setúbal, la situation a changée depuis l'installation
d'un système audio-vidéo de surveillance des
cellules dûment signalé, la mise à la
disposition de plus de matelas et de couvertures et l'amélioration
des conditions d'hygiène;
· Au Commandement de la GNR à
Setúbal, les cellules ont été mises hors
d'usage, et des travaux de rénovation et d'aménagement
se poursuivent afin de meure en place une seule cellule équipée
de deux lits.
· Au Commissariat de la PSP à
Benfica, Lisbonne, la situation demeure inchangée,
mais il est vrai que les détenus ne passent pas la
nuit dans les cellules y existantes et les travaux de réparation
des dégâts ne pourront débuter qu'après
la conclusion de l'enquête menée dans le but
d'établir les responsabilités;
· Au Commandement métropolitain
de Lisbonne (lieux de détention au Governo Civil) la
situation s'est améliorée autant que faire se
peut, étant entendu que la solution la plus adéquate
à cette situation se trouvera dans la construction
de nouveaux logements.
À cet égard, il faut remarquer
que le Ministre de l'Intérieur a fait et continue de
faire tous les efforts, autant que le permettent les contraintes
d'ordre budgétaire, dans le sens d'améliorer
les installations des unités policières et en
particulier, les lieux de détention qui y sont intégrés,
tenant compte des recommandations du CPT.
Ainsi, dans le domaine du dispositif national
de la GNR, 6 immeubles neufs ou entièrement rénovés
ont été inaugurées récemment;
des travaux de construction et/ou d'amélioration sont
en cours dans 23 bâtiments; il y a des projets en cours
visant à intervenir, moyennant la reconstruction, l'aménagement
ou des améliorations, dans 44 bâtiments; un appel
d'offres a déjà été lancé
en vue de la réalisation d'ouvrages en 7 localités.
D'autre part, dans le domaine du dispositif
national de la PSP, ont été inaugurés
récemment 4 immeubles neufs ou entièrement rénovés
et aménagés; des travaux de construction et/ou
d'amélioration se poursuivent dans 3 bâtiments;
des projets sont en cours visant à intervenir, moyennant
la reconstruction, l'aménagement ou des améliorations,
dans 13 bâtiments; un appel d'offres a déjà
été lancé en vue de la réalisation
d'ouvrages en 4 localités.
3. Garanties contre les mauvais traitements
des personnes détenues
Tout en réitérant ce qui
a été clarifié, à ce sujet, dans
le rapport précéden4 il importe désormais
de mettre l'accent, en particulier, sur ce qui suit:
- Conformément aux Recommandations
du CPT et à la Note de la Direction des Affaires Juridiques
du CE [Doc. PC-OC (96) 4] du 24 janvier 1996 et suite aux
rapports établis à l'issue des inspections conduites
par l'IGAI, le Ministre de l'Intérieur, par ordonnance
du 15 juillet 1996, a déterminé:
· Toutes les unités policières
(GNR. PSP et SEF) sont obligées de tenir un "Dossier
de détention" sur lequel seront inscrits le jour
et l'heure de la détention, ainsi que le jour et l'heure
de la comparution devant l'autorité judiciaire compétente
(Juge ou Ministère public);
· Chaque détention effectuée
sera immédiatement communiquée, par télécopie,
à l'autorité judiciaire compétente (Juge
ou Ministère public).
- Afin de permettre l'exécution
de la deuxième partie de l'ordonnance précitée,
on a d'immédiat fait installer l'équipement
nécessaire dans toutes les unités qui n'en disposaient
pas.
B. ETABLISSEMENTS PENITENTIAIRES
1. Torture et autres formes de mauvais
traitements
I. A la suite de ce qui a déjà
été dit auparavant sur l'importance que représente
la formation du personnel pour l'établissement de relations
adéquates avec la population carcérale, certains
domaines ont continué d'être renforcés
dans les cours de formation pour le personnel de surveillance.
Au cours de promotion à Chef de
Surveillance Pénitentiaire qui s'est terminé
voici environ un mois, une attention particulière a
été accordée aux disciplines de Ethique
et Déontologie Professionnelle, la matière des
droits fondamentaux s'ajoutant à la discipline vouée
au traitement pénitentiaire.
L'importance attachée à
ces nouvelles disciplines a justifié que, d'une part,
on leur ait attribué le plus haut facteur de pondération
dans l'évaluation des participants et que, d'autre
part, on ait invité un Juge Conseiller, ancien Directeur
général des Services Pénitentiaires,
et un magistrat du Ministère public, aujourd'hui Sous-directeur
général des Service Pénitentiaires ayant
des attributions dans le domaine de l'inspection, à
prendre en charge l'enseignement de ces matières.
Les disciplines susvisées feront
dorénavant partie de l'activité de formation,
se trouvant donc incluses dans le cours de promotion à
Sous-chefs Adjudants de la Surveillance Pénitentiaire
qui débutera le 19 mai prochain.
II. Une Circulaire de la Direction générale
des Services Pénitentiaires, en phase finale de préparation,
réglemente l'ouverture de cellules pendant la nuit
ayant pour objet de renforcer la sauvegarde des droits des
détenus.
2. Conditions matérielles de
détention
I. En annexe au Rapport intérimaire,
et par référence aux observations faites par
le Comité au paragraphe 98, on a envoyé au Comité
le Plan d'Action pour le Système Pénitentiaire
et les mesures qui, dans le cadre de ce plan, sont programmées
pour faire face au grave problème du surpeuplement
pénitentiaire, étant mentionnés en particulier
les travaux d'agrandissement et de rénovation de l'actuel
parc pénitentiaire.
Dans le domaine du programme d'agrandissement
qui se poursuit, il y a des travaux qui ont déjà
pris fin et les lieux concernés sont désormais
opérationnels; c'est le cas de l'Etablissement Pénitentiaire
Régional de Funchal (établissement destiné
à accueillir des prévenus, fermé depuis
des années et, maintenant, complètement rénové),
de la nouvelle aile de l'Etablissement Pénitentiaire
de Izeda (pour condamnés), d'une zone de dortoirs
dans l'Etablissement Pénitentiaire de Caxias (prévenus),
de l'Aile Nord de l'Etablissement Pénitentiaire de
Alcoentre (condamnés) celle-ci ayant aussi vu augmenter
sa capacité à l'issue des travaux.
Ces travaux et d'autres ouvrages destinés
à la création de meilleures conditions de
logement au profit des détenus (v.g. rénovation
de cellules, mise en place de dortoirs) ont eu pour résultant
l'augmentation de la capacité totale d'environ 600
places depuis juillet 1996, date où le Rapport intérimaire
a été élaboré.
Par ailleurs, un Centre pour Mineurs
est passé aux Services Pénitentiaires, et
on espère que le texte portant création de
l'Etablissement Pénitentiaire considéré
sera publié dans un proche avenir. Le projet d'ouvrages
de rénovation est en état, les travaux se
réaliseront dans le plus court délai.
Les négociations entre le Ministère
de la Justice et le Ministère de la Défense
se poursuivent en vue du transfert de bâtiments militaires
aux Services Pénitentiaires, et un accord a déjà
été conclu sur un quartier sis dans la région
de Lisbonne. De même, les négociations avec
le Ministère de la Santé se poursuivent en
vue du transfert d'installations hospitalières aux
Services Pénitentiaires.
Par ailleurs, les travaux de construction
de nouveaux établissements se poursuivent, se trouvant,
notamment, en phase de conclusion deux projets de construction
de deux grands établissements pénitentiaires
neufs, l'un pour hommes et l'autre pour femmes.
II. En ce qui concerne les observations
formulées par le Comité au paragraphe 99 du
Rapport, concernant le libre accès des détenus
aux toilettes à tout moment, il convient de remarquer
que le plan il a été fait mention au Rapport
intérimaire (cf. point IV - conditions de détention)
est toujours en exécution.
En ce moment, tous les établissements
pénitentiaires régionaux font l'objet de travaux
qui se réalisent par étapes, les détenus
étant temporairement déplacés à
l'intérieur de l'établissement concerné
ou transférés dans d'autres établissements.
Ces ouvrages de rénovation des
cellules comprennent:
- l'installation de sanitaires;
- l'installation de douches, autant que le permette l'espace
disponible;
- la rénovation de l'installation électrique;
- l'installation de prises d'antenne collective de télévision;
- l'amélioration de la ventilation;
- l'installation de la ventilation;
- l'installation du système d'appel (cf. paragraphe
147 du Rapport du Comité).
Par rapport à des établissements
pénitentiaires centraux et spéciaux, où
il y avait des cellules qui n'étaient pas dotées
d'annexes sanitaires, le plan précité se poursuit,
des travaux étant réalisés dans les
établissements Pénitentiaires de Leiria, Paços
de Ferreira, Porto, Sintra, Tires et Vale de Judeus.
Avant la fin de l'année en cours,
es ouvrages similaires auront leur début, dans les
trois autres établissements pénitentiaires
centraux et régionaux.
III. A propos des recommandations figurant
au paragraphe 103 du Rapport du Comité, on a relevé,
dans le Rapport intérimaire, le signe très positif
qu'ont donné diverses entités publiques, lorqu'elles
ont conclu des Protocoles avec le Ministère de la Justice
visant à l'occupation à un travail des détenus
placés en régime ouvert.
Les Mairies ont continué à
adhérer à ces Protocoles, elles sont désormais
20 plus 2 Juntas de Freguesia (donc, leur nombre a doublé
depuis la dernière information fournie au Comité).
Dans le même but, telle pratique
a été étendue à d'autres entités,
des Protocoles d'occupation à un travail ayant déjà
été réalisés, notamment avec
les Hôpitaux de l'Université de Coimbra, les
Administrations Portuaires de Setúbal et de Sesimbra
et la Direction générale de l'Environnement.
Dans ce dernier cas, les détenus sont affectés
à des tâches de nettoyage du réseau
hydrographique et des plages.
Les salaires fixés sont, au moins,
égaux au salaire minimum national, le contrat d'assurance
et la sécurité sociale des détenus
étant également sauvegardés.
Afin de développer et d'améliorer
les activités dans le domaine de l'enseignement,
on a fait construire deux grands pavillons "école"
dans les établissements pénitentiaires de
Leiria et de Linhó, deux établissements qui
se destinent à accueillir une population plus jeune.
Ces pavillons sont situés en dehors du quartier pénitentiaire,
contribuant de la sorte à la création d'une
ambiance plus adéquate à l'activité
scolaire.
Toujours en matière d'enseignement,
on est en train de reformuler l'Arrêté conjoint
du Ministère de la Justice et du Ministère
de l'Education dans le sens d'une intervention accrue de
ce dernier ministère dans le système pénitentiaire.
En vue d'augmenter les activités
à l'intention des Détenus, un Protocole a
aussi été conclu avec l'Association de Football
du District de Lisbonne, comprenant deux volets - activité
sportive et formation.
Un Accord conclu avec le Secrétariat
d'Etat du Sport a été mis en exécution,
en ce qui concerne tant les installations sportives que
la fourniture d'équipements.
Un Accord avec le Ministère de
la Culture est en préparation concernant les activités
socioculturelles, en particulier dans le domaine des bibliothèques.
Dans le souci d'offrir aux détenus
plus d'opportunités d'occupation à des activités
utiles, on envisage la possibilité de mettre sur
pend, avec la collaboration du Ministère de l'Economie,
des "zones économiques pénitentiaires",
créant au sein des établissements pénitentiaires
des conditions permettant l'installation d'unités
de production qui articuleront avec des entreprises privées
de l'extérieur.
3. Soins médicaux
I. Ainsi qu'il a été mentionné
dans le Rapport intérimaire, les questions ayant trait
à la santé de la population pénitentiaire
ont constitué et constituent toujours un des soucis
prioritaires des autorités portugaises, un souci qui,
d'ores et déjà, est exprimé dans le Programme
du Gouvernement même et dans le Plan d'Action pour le
Système Pénitentiaire dont le texte figure à
l'Annexe nº 9 au Rapport intérimaire transmis
au Comité.
Suite à ce que prévoient
et le Programme du Gouvernement et la Résolution
62/96 du Conseil des Ministres du 29 avril portant approbation
du Plan d'Action pour le Système Pénitentiaires
susvisé, un Protocole a été conclu
entre le Ministère de la Justice et le Ministère
de la Santé, le 21 mars 1997.
Dans le domaine de ce Protocole, il
a été convenu de procéder à
l'élaboration d'un Plan National de Santé
pour les Etablissements Pénitentiaires qui devra
englober, notamment, des aspects de prévention, de
traitement et de suivi des détenus toxicomanes, de
révision de l'encadrement juridique des irresponsables,
de prévention de la transmission du virus du SIDA
et, en plus, établir un programme de dépistage,
de traitement et de prévention de la transmission
de la tuberculose.
Sous réserve de l'élaboration
dudit Plan, mais tenant compte du caractère urgent
de la situation, on a déjà pris quelques mesures
pour que les détenus puissent avoir accès
aux services intégrés dans le Service National
de Santé.
II. Du Protocole susmentionné fait
aussi partie la vaccination du personnel et des détenus
contre les maladies infectieuses, en particulier l'hépatite
B.
Même si, auparavant, cette action
n'a pas été mise en oeuvre formellement, toujours
est-il qu'elle s'est déjà concrétisée,
lorsqu'en novembre, 1996, a été lancée
une campagne de vaccination contre l'hépatite B destinée,
au personnel et aux détenus, qui en veulent profiter,
de tous les établissements pénitentiaires.
Ce processus se trouve en quelque sorte
conclu, la vaccination étant dorénavant une
mesure à réaliser de façon systématique
en faveur de tous ceux qui entrent dans le système
pénitentiaire.
III. En ce qui concerne la mise en oeuvre
du programme concernant les actions à entamer par les
Services Pénitentiaires dans le domaine de la santé,
dont le texte figure dans l'Annexe nº 13 envoyé
au Comité, on tient à souligner que la réalisation
de ce programme continue, la constitution d'unités
de santé se poursuivant à la composition alors
indiquée.
Dans le cadre de la réforme de
la Loi Organique des Services Centraux de la Direction générale
des Services Pénitentiaires - décret-loi,
nº 10/97 du 14 janvier - a été créée
une Direction de Services de Santé ayant pour finalité
de veiller à ce que les réformes qui sont
en cours dans ce domaine deviennent opérationnelles.
IV. En réponse à la demande
d'information formulée par le Comité au paragraphe
126 du Rapport, portant sur les mesures envisagées
pour résoudre le problème de la surpopulation
à l'Hôpital Pénitentiaire, il faut mentionner,
entre autres, l'ouverture de quelques dortoirs dans les Etablissements
Pénitentiaires Centraux (cf. point III des demandes
d'information - services médicaux).
Depuis lors, on a procédé
à la rénovation d'un vieux pavillon situé
à l'Etablissement Pénitentiaire de Lisbonne,
en installant un dortoir entièrement neuf et on a
déplacé l'école de l'Etablissement
Pénitentiaire du Linhó vers des pavillons
situés en dehors du quartier pénitentiaire;
en ce faisant, on a bénéficié l` "espace
école" et on a libéré un pavillon
afin de réactiver le dortoir.
Ainsi qu'il a été mentionné
dans le Rapport intérimaire, on a déjà
fait bâtir, à l'Hôpital Pénitentiaire
S. João de Deus, un dortoir pour femmes et deux autres
dortoirs pour maladies infectieuses ou contagieuses, lesquels
se trouvent déjà en fonctionnement.
Cet Hôpital Pénitentiaire
a fait l'objet de travaux de rénovation dans le bloc
opératoire et un nouvel équipement de radiodiagnostic
a été acquis.
V. En ce qui concerne les programmes adressés
spécifiquement aux détenus toxicomanes - paragraphe
130 du Rapport du Comité (cf. point V des demandes
d'information - services médicaux), il s'impose d'ajouter
qu'une autre communauté thérapeutique est entrée
en fonetionnement dans l'Etablissement Pénitentiaire
de Lisbonne et que deux autres "unités purgées
de drogue", l'une à l'Etablissement Pénitentiaire
de Porto et l'autre à l'Etablissement Pénitentiaire
de Santa Cruz do Bispo, ont été mises en place.
Dans le cadre du Protocole mentionné
plus haut, réalisé entre le Ministère
de la Justice et le Ministère de la Santé,
des accords ont été signés avec les
Centres d'Accueil de Toxicomanes (placés sous la
tutelle du Ministère de la Santé), en plusieurs
localités du pays, de façon à améliorer
l'aide apportée dans ce domaine.
Toujours à l'égard de
la problématique des détenus toxicomanes,
le Directeur général des Services Pénitentiaires
a créé, par arrêté, un groupe
de travail ayant pour but d'installer, dans certains établissements
pénitentiaires, des "unités pilote"
de programmes de traitement à travers l'emploi de
Méthadone et la distribution de préservatifs.
C. CENTRES DE DETENTION DE MINEURS
1. Mauvais traitements de mineurs
Par rapport aux observations figutant
au paragraphe 153 du Rapport du Comité, il faudra désormais
ajouter que l'Institut de Réinsertion Sociale a déjà
achevé l'élaboration du projet de Règlement
Général d'Orientation Pédagogique, Organisation
et Fonctionnement (RGOPOF) destiné, aux Centres de
Détention de Mineurs (CAEF) lequel se trouve déjà
en phase d'approbation et est censé entrer en vigueur
bientôt.
Le projet de Règlement Général
établit, de façon expresse, les mesures disciplinares
qui peuvent être appliquées aux mineurs placés
dans les CAEF, et I'Interdiction de l'application de toute
mesure disciplinaire qui se traduise dans un acte de torture
ou autres formes de traiternent cruel, inhumain ou dégradant,
et de toute forme de châtiment qui risquerait d'affecter
la santé physique ou mentale du mineur ou du jeune.
La fixation de compétences prévue
en maflêm d'application de mesures dísciplinaires
contribuera, d'autre part, à une meilleure spécification
des devoirs fonctionnels qui, aux divers niveaux et en la
matière, engagent les personnes qui s'occupent des
mineurs et des jeunes gens dans les Centres.
2. Conditions de détention
Le projet de Règlement Général
susvisé met l'aceent sur la nécessité
de maintenir les espaces de logement et de formation des CAEF
en état d'en"tien adéquat et le qui, en
particulier, doit y veiller.
A propos des qucsúons soulevées
au paragraphe 160 du Rapport du Comité, il convient
de mentionner que, confirmant les les expectatives que 1'on
anticipait, la "Commission pour la Réforme du
Système d'Application des Peines et des Mesures"
(CRSEPM), en ce qui concerne la Justice des Mineurs, propose,,
dansle rapport qu'elle a déjà élaboré
à ce sujet et qui a été uansmis auGouvernement
à la fm de 1996, que le placemem dans des établissements
relevant du Ministère de la Justice et l'intervention
tutélaire de justice même soient limités
à des mincurs qui ont commis des faits illicites qualifiés
de crimes et qui, de l'avis du juge, nécessitent absolument
une telle intervention comme un moyen d'éducation pour
le droit.
La CRSEPM propose aussi que les établissements
relevant de I'Institut de Réinsertion Sociale soient
classifiés et que leur organisation et leur fonctionnement
soient régleznentés par la loi de sorte que
leur régime d'internement et leurs programmes d'activités
soierrt définis en. fonction des diverses problématiques
touchant les mineurs qui font 1'objet d'une mesure de placement.
L'Institut de Réinsertion. Soclale,
indépendamment de ta concrétisation par la loi
des propositions de la CRSEPM, et suivant les orientations
du Ministre de ta Justice dont il reiève, est.en. train
d'étudier des formes d'essayer dans quelques CAEF des
proguammes expérimenxaux spécifiquement conçus
pour certaines problématiques de la population mineure,
masculine et féminine, qui y est aecueillie.
3. Discipline
Le projet de Règlement Général
précité, et pour ce qui conceme l'interverítion
disciplinaire dans les CAEF, établii ce qui suit.
- Aucun mineur ne peut faire l'objet
d'une sanetion disciplinaire sans être informé,
sous une forme corapréhensible, de l'infraction disciplinaire
qu'on lui reproche;
- Aucune sanction disciplinaire ne peut
être appliquée à un mineur sans qu'il
soit entendu et sans qu'il ait eu 1'occasion de se défendre.
II est interdit d'appliquer une mesure
disciplinaire collective ou une mesure frappant un nombre
indéterminé de mineurs.
Est reconnu au mineur le droit de recours
contre la mesure disciplinaire qui lui a été
appliquée devant le supéheur hiérarchique
dont relève celui qui a pris la décision attaquéc.
Le mineur pem intenter un recours devant le Delegado Regional
dont dépend le CAEF contre des mesures disciplinaires
appliquées par le directeur du Centre, et devant le
Président de I'Institut contre des mesures dísciplinaires
appliquécs par les Delegados Regionais. Le recours
a un effet suspensif.
Toutes les mesures disciplinaires, à
Fexception du blime, seront obligatoirement consignécs
dans le dossier indívidualisé du, rnineur,.menuoa
expresse devant étre faite de I'Infraction disciplinaire,
du nom et du poste occupé par celui qui a décidé
d'appliquer la mesure, de la date de la décision et
de la date ou Période d'exécution de la me3ure.
Toutes les pièces écrites intervenues dans la
décision disciplinaire seront jointes au dossier du
mineur.
En ce qui conceme la mesure disciplinaire
de placement dans une chambre de sécurité, dont
il est fait une mention expresse au paragraphe 164 du Rapport
du Comité, il s'agit dune mesure qui consiste à
maintenir, temporaírement, te mineur dans une chambre
diverse de sa chambre habituelle, de façon qu'il ne
puisse en sortir librement; le RGOPOF prévoit que certe
mesure ne sera applicable que par te directeur ou sous-directeur
des Centres et dans des cas disciplinaires três graves,
pendant une durée maximale de 72 heures.
Récemment ont été
approuvées des règles spécifiques, qui
sont désormais en vigueur, concernant l'installation
et l'entretien des chambres de sécurité aux
CAEF.
Encore d'après le projet de RGOPOF,
le placement, d'un mineur dans une chambre de sécurité
pourra être déteminé pourvu qu'il y ait
des conditions qui garantísssent un suivi et une surveillance
effectifs, pendant toute la durée de la mesure, de
la part des techniciens de l'équipe de réinsertion
sociale du Centre et des techniciens adjoints qui doivent
visiter et s'entretenir avec le mineur aussi souvent que possible.
Une telle mesure est obligatoirement interrornpue
pour que le mineur participe aux activités récréatives,
de préférence en plein air si te temps le permet,
pendant une période qui ne peut pas être inférieure
à une heure par jour, sans interruption ou en deux
périodes d'au moins une demi heure.
Le placement d'un mineur dans une chambre
de sécurité n'empèche qu'il reçoive
la visite de ses père et mère ou d'un proche
parent, ou l'assistance d'un représentant de sa religion,
à l'heure et à l'endroit prévus par te
Règlement du Centre.
La mesure cessera, pouvant être
remplacéc par une autre, si le médecin du Centre
estime que la santé physique ou psyclúque du
mineur sera affectée par le maintien de la sanction.
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