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Resolução
da Assembleia da República n.º 3/84, de 8 de Fevereiro:
Convenção Internacional Contra a Tomada de Reféns
A Assembleia da República
resolve, nos termos dos artigos 164.º, alínea i),
e 169.º, n.º 4, da Constituição, aprovar, para
ratificação, a Convenção Internacional
contra a Tomada de Reféns, adoptada pela Assembleia
Geral das Nações Unidas em 17 de Dezembro de
1979, que segue em anexo, no seu texto original em francês,
acompanhado da respectiva tradução em português.
Aprovada em 8 de Novembro
de 1983.
O Presidente da Assembleia
da República, Manuel Alfredo Tito de Morais.
______
CONVENTION INTERNATIONAL
CONTRE LA PRISE D’OTAGES
Les États parties
à la présente Convention,
Ayant présents
à l’esprit les buts et principes de la Charte des Nations
Unies concernant le maintien de la paix et de la sécurité
internationales et le développement des relations amicales
et de la coopération entre les États;
Reconnaissant en particulier
que chacun a droit à la vie, à la liberté
et à la sécurité de sa personne ainsi
qu’il est prévu dans la Déclaration universelle
des droits de l’homme et dans le Pacte international relatif
aux droits civils et politiques;
Réaffirmant le
principe de l’égalité de droits des peuples
et de leur droit à disposer d’eux-mêmes consacré
dans la Charte des Nations Unies et dans la Déclaration
relative aux principes du droit international touchant les
relations amicales et la coopération entre les États
conformément à la Charte des Nations Unies,
ainsi que dans les autres résolutions pertinents de
l’Assemblée générale;
Considérant que
la prise d’otages est un délit qui préoccupe
gravement la communauté internationale et que, conformément
aux dispositions de la présente Convention, quiconque
commet un acte de prise d’otages doit être poursuivi
ou extradé;
Convaincus de la nécessité
urgente de développer une coopération internationale
entre les États en ce qui concerne l’élaboration
et l’adoption de mesures efficaces destinées à
prévenir, réprimer et punir tous les actes de
prise d’otages en tant que manifestations du terrorisme international,
sont convenus de ce qui
suit:
Article 1er
1 — Commet l’infraction
de prise d’otages au sens de la présente Convention
quiconque s’empare d’une personne (ci-après dénommée
«otage»), ou la détient et menace de la tuer, de la
blesser ou de continuer à la détenir afin de
contraindre une tierce partie, à savoir un État,
une organisation internationale intergouvernementale, une
personne physique ou morale ou un groupe de personnes, à
accomplir un acte quelconque ou à s’en abstenir en
tant que condition explicite ou implicite de la libération
de l’otage.
2 — Commet également
une infraction aux fins de la présente Convention,
quiconque:
a) Tente de commettre un acte de prise d’otages;
ou
b) Se rend complice d’une personne qui commet ou
tente de commettre un acte de prise d’otages.
Article 2
Tout État partie
réprime les infractions prévues à l’article
premier de peines appropriées qui prennent en considération
la nature grave de ces infractions.
Article 3
1 — L’État article
sur le territoire duquel l’otage est détenu par l’auteur
de l’infraction prend toutes mesures qu’il juge appropriées
pour améliorer le sort de l’otage, notamment pour assurer
sa libération et, au besoin, faciliter son départ
après sa libération.
2 — Si un objet obtenu
par l’auteur de l’infraction du fait de la prise d’otages
vient à être détenu par un État
partie, ce dernier le restitue dès que possible à
l’otage ou à la tierce partie visée à
l’article premier, selon le cas, ou à leurs autorités
appropriées.
Article
4
Les États parties
collaborent à la prévention des infractions
prévues à l’article premier, notamment:
a) En prenant toutes les mesures possibles afin
de prévenir la préparation, sur leurs territoires
respectifs, de ces infractions destinées à
être commises à l’intérieur ou en dehors
de leur territoire, y compris des mesures tendant à
interdire sur leur territoire les activités illégales
des individus, des groupes et des organisations qui encouragent,
fomentent, organisent ou commettent des actes de prise d’otages;
b) En échangeant des renseignements et
en coordonnant les mesures administratives et autres à
prendre, le cas échéant, afin de prévenir
la perpétration de ces infractions.
Article
5
1 — Tout État partie
prend les mesures nécessaires pour établir sa
compétence aux fins de connaître des infractions
prévues à l’article premier, qui sont commises:
a) Sur son territoire ou à bord d’un navire
ou d’un aéronef immatriculé dans ledit État;
b) Par l’un quelconque de ses ressortissants ou,
si cet État le juge approprié, par les apatrides
qui ont leur résidence habituelle sur son territoire;
c) Pour le contraindre à accomplir un acte
quelconque ou à s’en abstenir; ou
d) À l’encontre d’un otage qui est ressortissant
de cet État lorsque ce dernier le juge approprié.
2 — De même, tout
État partie prend les mesures nécessaires pour
établir sa compétence aux fin de connaître
des infractions prévues à l’article premier
dans le cas ou l’auteur présumé de l’infraction
se trouve sur son territoire et où l’État ne
l’extrade par vers l’un quelconque des États visés
au paragraphe 1 du présent article.
3 — La présente
Convention n’exclut pas une compétence pénale
exercée en vertu de la législation interne.
Article
6
1 — S’il estime que les
circonstances le justifient, tout État partie sur le
territoire duquel se trouve l’auteur présumé
de l’infraction assure, conformément à sa législation,
la détention de cette personne ou prend toutes autres
mesures nécessaires pour s’assurer de sa personne,
pendant le délai nécessaire à l’engagement
de poursuites pénales ou d’une procédure d’extradition.
Cet État partie devra procéder immédiatement
à une enquête préliminaire en vue d’établir
les faits.
2 — La détention
ou les autres mesures visées au paragraphe 1 du présent
article sont notifiées sans retard directement ou par
l’entremise du Secrétaire générale de
l’Organisation des Nations Unies:
a) À l’État où l’infraction
a été commise;
b) À l’État qui a fait l’objet de
la contrainte ou la tentative de contrainte;
c) À l’État dont la personne physique
ou morale qui a fait l’objet de la contrainte ou de la tentative
de contrainte a la nationalité;
d) À l’État dont l’otage a la nationalité
ou sur le territoire duquel il a sa résidence habituelle;
e) À l’État dont l’auteur présumé
de l’infraction a la nationalité ou, si celui-ci
est apatride, à l’État sur le territoire duquel
il a sa résidence habituelle;
f) À l’organisation internationale intergouvernementale
qui a fait l’objet de la contrainte ou de la tentative de
contrainte;
g) À tous les autres États intéressés.
3 — Toute personne à
l’égard de laquelle sont prises les mesures visées
au paragraphe 1 du présent article est en droit:
a) De communiquer sans retard avec le représentant
compétent plus proche de l’État dont elle
a la nationalité ou qui est autrement habilité
à établir cette communication ou, s’il s’agit
d’une personne apatride, de l’État sur le territoire
duquel elle a sa résidence habituelle;
b) De recevoir la visite d’un représentant
de cet État.
4 — Les droits visés
au paragraphe 3 du présent article doivent s’exercer
dans le cadre des lois et règlements de l’État
sur le territoire duquel se trouve l’auteur présumé
de l’infraction, étant entendu toutefois que ces lois
et règlements doivent permettre la pleine réalisation
des fins pour lesquelles les droits sont accordés en
vertu du paragraphe 3 du présent article.
5 — Les dispositions des
paragraphes 3 et 4 du présent article sont sans préjudice
du droit de tout État partie, ayant établi sa
compétence conformément au paragraphe 1, alinéa
b), de l’article 5, d’inviter le Comité international
de la Croix-Rouge à communiquer avec l’auteur présumé
de l’infraction et à lui rendre visite.
6 — L’État qui
procède à l’enquête préliminaire
visée au paragraphe 1 du présent article en
communique rapidement les conclusions aux États ou
à l’organisation mentionnée au paragraphe 2
du présent article et leur indique s’il entend exercer
sa compétence.
Article 7
L’État partie dans
lequel une action pénale a été engagée
contre l’auteur présumé de l’infraction en communique
conformément à ses lois le résultat définitif
au Secrétaire général de l’Organisation
des Nations Unies, qui en informe les autres États
intéressés et les organisations internationales
intergouvernementales intéressées.
Article 8
1 — L’État partie
sur le territoire duquel l’auteur présumé de
l’infraction est découvert, s’il n’extrade par ce dernier,
soumet l’affaire, sans aucune exception, et que l’infraction
ait été ou non commise sur son territoire, à
ses autorités compétentes pour l’exercice de
l’action pénale selon une procédure conforme
à la législation de cet État. Ces autorités
prennent leur décision dans les mêmes conditions
que pour toute infraction de droit commun de nature grave
conformément aux lois de cet État.
2 — Toute personne contre
laquelle une procédure est engagée en raison
d’une des infractions prévues à l’article premier
jouit de la garantie d’un traitement équitable à
tous les stades de la procédure, y compris la jouissance
de tous les droits et garanties prévus par la loi de
l’État sur le territoire duquel elle se trouve.
Article
9
1 — Il ne sera pas fait
droit à une demande d’extradition soumise en vertu
de la présente Convention au sujet d’un auteur présumé
de l’infraction si l’État partie requis a des raisons
substantielles de croire:
a) Que la demande d’extradition relative à
une infraction prévue à l’article premier
a été présentée aux fins de
poursuivre ou de punir une personne en considération
de sa race, de sa religion, de sa nationalité, de
son origine ethnique ou de ses opinions politiques; ou
b) Que la position de cette personne risque de subir
un préjudice:
i) Pour l’une quelconque des raisons visées
à l’alinéa a) du présent paragraphe;
ou
ii) Pour la raison que les autorités compétentes
de l’État ayant qualité pour exercer les
droits de protection ne peuvent communiquer avec elle.
2 — Relativement aux infractions
définies dans la présente Convention, les dispositions
de tous les traités et arrangements d’extradition applicables
entre États parties sont modifiées entre ces
États parties dans la mesure où elles sont incompatibles
avec la présente Convention.
Article
10
1 — Les infractions prévues
à l’article premier sont de plein droit comprises comme
cas d’extradition dans tout traité d’extradition conclu
entre États parties. Les États parties s’engagent
à comprendre ces infractions comme cas d’extradition
dans tout traité d’extradition à conclure entre
eux.
2 — Si un État
partie qui subordonne l’extradition à l’existence d’un
traité est ainsi d’une demande d’extradition par un
autre État partie avec lequel il n’est pas lié
par un traité d’extradition, l’État requis a
la latitude de considérer la présente Convention
comme constituant la base juridique de l’extradition en ce
qui concerne les infractions prévues à l’article
premier. L’extradition est subordonnée aux autres conditions
prévues par le droit de l’État requis.
3 — Les États parties
qui ne subordonnent pas l’extradition à l’existence
d’un traité reconnaissent les infractions prévues
à l’article premier comme cas d’extradition entre eux
dans les conditions prévues par le droit de l’État
requis.
4 — Entre États
parties les infractions prévues à l’article
premier sont considérées aux fins d’extradition
comme ayant été commises tant au lieu de leur
perpétration que sur le territoire des États
tenus d’établir leur compétence en vertu du
paragraphe 1 de l’article 5.
Article 11
1 — Les États parties
s’accordent l’entraide judiciaire la plus large possible dans
toute procédure pénale relative aux infractions
prévues à l’article premier y compris en ce
qui concerne la communication de tous les éléments
de preuve dont ils disposent et qui sont nécessaires
aux fins de la procédure.
2 — Les dispositions du
paragraphe 1 du présent article n’affectent pas les
obligations relatives à l'entraide judiciaire stipulées
dans tout autre traité.
Article 12
Dans la mesure où
les conventions de Genève de 1949 pour la protection
des victimes de la guerre ou les protocoles additionnels à
ces conventions sont applicables à un acte de prise
d’otages particulier, et dans la mesure où les États
parties à la présente Convention sont tenus,
en vertu desdites conventions, de poursuivre ou de livrer
l’auteur de la prise d’otages, la présente Convention
ne s’applique pas à un acte de prise d’otages commis
au cours de conflits armés au sens des conventions
de Genève de 1949 et des protocoles y relatifs, y compris
les conflits armés visés au paragraphe 4 de
l’article premier du Protocole additionnel I de 1977, dans
lesquels les peuples luttent contre la domination coloniale
et l’occupation étrangère et contre les régimes
racistes, dans l'exercice du droit des peuples à disposer
d’eux-mêmes, consacré dans la Charte des Nations
Unies et dans la déclaration relative aux principes
du droit international touchant les relations amicales et
la coopération entre les États conformément
à la Charte des Nations Unies.
Article
13
La présente Convention
n’est pas applicable lorsque l’infraction est commise sur
le territoire d’un seul État, que l’otage et l’auteur
présumé de l’infraction ont la nationalité
de cet État et que l’auteur présumé de
l’infraction est découvert sur le territoire de cet
État.
Article 14
Rien dans la présente
Convention ne peut être interprété comme
justifiant la violation de l’intégrité territoire
ou de l’indépendance politique d’un État en
contravention de la Charte des Nations Unies.
Article
15
Les dispositions de la
présente Convention n’affecteront pas l’application
des traités sur l’asile en vigueur à la date
d’adoption de ladite Convention, en se qui concerne les États
qui sont parties à ces traités; mais un État
partie à la présente Convention ne pourra invoquer
ces traités à l’égard d’un autre État
partie à la présente Convention qui n’est pas
partie à ces traités.
Article 16
1 — Tout différend
entre deux ou plusieurs États parties concernant l’interprétation
ou l’application de la présente Convention qui n’est
pas réglé par voie de négociation est
soumis à l’arbitrage, à la demande de l’un d’entre
eux. Si, dans six mois qui suivent la date de la demande d’arbitrage,
les parties ne parviennent pas à se mettre d’accord
sur l’organisation de l’arbitrage, l’une quelconque d’entre
elles peut soumettre le différend à la Cour
internationale de Justice, en déposant une requête
conformément au statut de la Cour.
2 — Tout État pourra,
au moment ou il signera la présente Convention, la
ratifiera ou y adhérera, déclarer qu’il ne se
considère pas lié par les dispositions du paragraphe
1 du présent article. Les autres États parties
ne seront pas liés par lesdites dispositions envers
un État partie qui aura formulé une telle réserve.
3 — Tout État partie
qui aura formulé une réserve conformément
aux dispositions du paragraphe 2 du présent article
pourra à tout moment lever cette réserve par
une notification adressée au Secrétaire général
de l’Organisation des Nations Unies.
Article
17
1 — La présente
Convention est ouverte à la signature de tous les États
jusqu’au 31 décembre 1980, au siège de l’Organisation
des Nations Unies, à New York.
2 — La présente
Convention sera ratifiée. Les instruments de ratification
seront déposés auprès du Secrétaire
général de l’Organisation des Nations Unies.
3 — La présente
Convention est ouverte à l’adhésion de tout
État. Les instruments d’adhésion seront déposés
auprès du Secrétaire général de
l’Organisation des Nations Unies.
Article
18
1 — La présente
Convention entrera en vigueur le trentième jour qui
suivra la date du dépôt auprès du Secrétaire
général de l’Organisation des Nations Unies
du vingt-deuxième instrument de ratification ou d’adhésion.
2 — Pour chacun des États
qui ratifieront la Convention ou y adhéreront après
le dépôt du vingt-deuxième instrument
de ratification ou d’adhésion, la Convention entrera
en vigueur le trentième jour après le dépôt
par cet État de son instrument de ratification ou d’adhésion.
Article 19
1 — Tout État partie
peut dénoncer la présente Convention par voie
de notification écrite adressée au Secrétaire
général de l’Organisation des Nations Unies.
2 — La dénonciation
prendra effet un an après la date à laquelle
la notification aura été reçue par le
Secrétaire général de l’Organisation
des Nations Unies.
Article 20
L’original de la présente
Convention, dont les textes anglais, arabe, chinois, espagnol,
français et russe font également foi, sera déposé
auprès du Secrétaire général de
l’Organisation des Nations Unies, qui enferra tenir copie
certifiée conforme à tous les États.
En foi de quoi les soussignés,
dûment autorisés à cet effet par leurs
gouvernements respectifs, ont signé la présente
Convention, qui a été ouverte à la signature
à New York le 18 décembre 1979.
CONVENÇÃO
INTERNACIONAL CONTRA A TOMADA DE REFÉNS
Os Estados partes na presente
Convenção,
Tendo presentes os objectivos
e os princípios da Carta das Nações Unidas
para a manutenção da paz e da segurança
internacionais e para o desenvolvimento das relações
de amizade e da cooperação entre os Estados;
Reconhecendo, em particular,
que todo o indivíduo tem direito à vida, à
liberdade e à segurança pessoal, como se prevê
na Declaração Universal dos Direitos do Homem
e no Pacto Internacional Relativo aos Direitos Civis e Políticos;
Reafirmando o princípio
da igualdade de direitos dos povos e do direito dos mesmos
a disporem de si próprios, consagrado na Carta das
Nações Unidas e na Declaração
dos Princípios do Direito Internacional referente às
relações de amizade e à cooperação
entre os Estados conforme a Carta das Nações
Unidas, assim como noutras resoluções pertinentes
da Assembleia Geral;
Considerando que a tomada
de reféns é um delito que preocupa gravemente
a comunidade internacional e que, de acordo com as disposições
da presente Convenção, toda a pessoa que cometa
um acto de tomada de reféns deverá ser julgada
ou extraditada;
Convictos da necessidade
urgente do desenvolvimento da cooperação internacional
entre os Estados para efeitos de elaboração
e adopção de medidas eficazes destinadas à
prevenção, à repressão e à
punição de todos os actos de tomada de reféns
como manifestações de terrorismo internacional,
acordaram no seguinte:
Artigo 1.º
1 — Pratica uma infracção
de tomada de reféns, nos termos da presente Convenção,
todo aquele que se apodere de uma pessoa (adiante designada
por «refém»), ou a detenha e ameace matá-la,
feri-la ou mantê-la detida com o fim de coagir um terceiro,
seja um Estado, uma organização internacional
intergovernamental, uma pessoa física ou jurídica
ou um grupo de pessoas, a cometer uma acção
ou dela se abster, como condição explícita
ou implícita para a libertação do refém.
2 — Para os efeitos da
presente Convenção, comete igualmente uma infracção
aquele que:
a) Tente cometer um acto de tomada de reféns;
ou
b) Participe como cúmplice de outra pessoa
que cometa ou tente cometer um acto de tomada de reféns.
Artigo
2.º
Os Estados partes deverão
reprimir as infracções previstas no artigo 1.º
com penas adequadas que tenham em consideração
a sua gravidade.
Artigo
3.º
1 — O Estado parte em
cujo território o infractor tenha detido o refém
deverá tomar as medidas que julgue adequadas para melhorar
a situação do refém, nomeadamente para
assegurar a sua libertação e, se necessário,
facilitar a sua partida após a libertação.
2 — Se qualquer objecto
obtido pelo infractor em consequência da tomada de reféns
ficar à guarda de um Estado parte, este restituí-lo-á,
logo que possível, e conforme os casos, ao refém
ou ao terceiro referido no artigo 1.º, ou, ainda, às
autoridades competentes para o efeito.
Artigo
4.º
Os Estados partes deverão
colaborar na prevenção das infracções
previstas no artigo 1.º, nomeadamente:
a) Tomando as medidas adequadas a fim de impedirem
a preparação, nos seus territórios,
das infracções a cometer dentro ou fora dos
mesmos e em particular, medidas destinadas a proibir, nos
respectivos territórios, actividades ilegais de pessoas,
grupos ou organizações que encorajem, fomentem,
organizem ou cometam actos de tomada de reféns;
b) Trocando informações e coordenando
as medidas administrativas e outras a tomar, em qualquer
caso, a fim de impedirem a prática de tais infracções.
Artigo
5.º
1 — Os Estados partes
deverão tomar as medidas necessárias à
definição da sua competência para conhecimento
das infracções previstas no artigo 1.º que sejam
cometidas:
a) No seu território ou a bordo de navio
ou de aeronave matriculados nesses Estados;
b) Pelos seus nacionais, ou, se o julgarem conveniente,
pelos apátridas que residam habitualmente no seu
território;
c) Com o fim de os coagir à prática
de um acto ou à sua abstenção;
d) Em relação a um refém que
seja seu nacional, quando julgado conveniente.
2 — Os Estados partes
deverão igualmente tomar as medidas necessárias
à definição da sua competência,
para conhecimento das infracções previstas no
artigo 1.º, nos casos em que o presumível autor da
infracção se encontre no seu território
e não acedam em extraditá-lo para qualquer dos
Estados mencionados no n.º 1 do presente artigo.
3 — A presente Convenção
não exclui qualquer competência penal exercida
de acordo com a legislação interna.
Artigo 6.º
1 — Se considerarem que
as circunstâncias o justificam, os Estados partes em
cujo território se encontre o presumível autor
da infracção deverão proceder, em conformidade
com a sua legislação, à detenção
dessa pessoa ou tomar as medidas adequadas que visem assegurar
a sua presença durante o tempo necessário à
instrução de processo criminal ou de extradição.
Esses Estados partes deverão proceder, de imediato,
a uma investigação preliminar dos factos.
2 — A detenção
ou as outras medidas referidas no n.º 1 do presente artigo
serão notificadas, sem demora, directamente ou através
do Secretário-Geral da Organização das
Nações Unidas:
a) Ao Estado onde a infracção tenha
sido cometida;
b) Ao Estado contra o qual tenha sido dirigida ou
tentada a coacção;
c) Ao Estado de que seja nacional a pessoa física
ou jurídica contra quem tenha sido dirigida ou tentada
a coacção;
d) Ao Estado de que seja nacional o refém
ou em cujo território tenha a sua residência
habitual;
e) Ao Estado de que seja nacional o presumível
autor da infracção, ou, se este for apátrida,
ao Estado em cujo território tenha a sua residência
habitual;
f) À organização internacional
intergovernamental contra a qual tenha sido dirigida ou
tentada a coacção;
g) A todos os outros Estados interessados.
3 — Qualquer pessoa em
relação à qual se adoptem as medidas
mencionadas no n.º 1 do presente artigo terá direito
a:
a) Comunicar sem demora com o representante mais
próximo do Estado de que seja nacional ou com quem,
por outras razões, esteja habilitado a estabelecer
essa comunicação, ou, se se tratar de um apátrida,
com um representante do Estado em cujo território
tenha a sua residência habitual;
b) Receber a visita de um representante desse Estado.
4 — Os direitos mencionados
no n.º 3 do presente artigo deverão ser exercidos de
acordo com as leis e regulamentos do Estado em cujo território
se encontre o presumível autor do delito, entendendo-se,
no entanto, que essas leis e regulamentos deverão permitir
a plena realização dos fins para os quais são
concedidos os direitos previstos no n.º 3 do presente artigo.
5 — As disposições
contidas nos n.os 3 e 4 do presente artigo não
deverão prejudicar o direito dos Estados partes, que
tenham definido a sua competência de acordo com o n.º
1, alínea b), do artigo 5.º, de convidar a Comissão
Internacional da Cruz Vermelha a comunicar com o presumível
autor do delito e a visitá-lo.
6 — O Estado que proceder
à investigação preliminar prevista no
n.º 1 do presente artigo deverá comunicar rapidamente
as conclusões aos Estados ou à organização
mencionada no n.º 2 do presente artigo, informando-os, ainda,
se tenciona exercer a sua competência.
Artigo 7.º
O Estado parte onde tenha
sido intentada uma acção penal contra o presumível
autor da infracção deverá comunicar,
de acordo com as respectivas leis, o resultado definitivo
ao Secretário-Geral da Organização das
Nações Unidas, que do mesmo dará conhecimento
aos outros Estados interessados bem como às organizações
internacionais intergovernamentais igualmente interessadas.
Artigo
8.º
1 — O Estado parte em
cujo território for encontrado o presumível
autor da infracção, se o não extraditar,
deverá, sem qualquer excepção, e independentemente
de a infracção ter sido ou não cometida
no seu território, apresentar o caso às autoridades
competentes para o exercício da acção
penal, conforme processo previsto na legislação
desse Estado. Essas autoridades decidirão em moldes
idênticos aos das infracções de direito
comum de natureza grave, nos termos das normas internas desse
Estado.
2 — A qualquer pessoa
contra a qual seja intentada uma acção por força
de uma das infracções previstas no artigo 1.º
deverá ser assegurado um tratamento justo em todas
as fases do processo, incluindo o gozo de todos os direitos
e garantias concedidos pelo direito interno do Estado em cujo
território se encontre.
Artigo
9.º
1 — Não deverá
ser aceite um pedido de extradição de um presumível
autor de infracção, ao abrigo da presente Convenção,
se o Estado parte requerido tiver motivos fundamentados para
a) Que o pedido de extradição relativo
a uma infracção mencionada no artigo 1.º foi
apresentado com o fim de perseguir ou punir uma pessoa em
consideração da sua raça, religião,
nacionalidade, origem étnica ou opiniões políticas;
ou
b) Que a situação dessa pessoa corra
o risco de sofrer um prejuízo:
i) Por qualquer das razões mencionadas
na alínea a) deste número; ou
ii) Pelo facto de as autoridades competentes do
Estado qualificadas para exercerem os direitos de protecção
não poderem comunicar com ela.
2 — Relativamente às
infracções definidas na presente Convenção
serão alteradas entre os Estados partes as disposições
de todos os tratados e acordos de extradição
aplicáveis entre esses Estados, na medida em que sejam
incompatíveis com a presente Convenção.
Artigo
10.º
1 — As infracções
mencionadas no artigo 1.º ficarão incluídas,
de pleno direito, nos tratados de extradição
celebrados entre Estados partes. Os Estados partes comprometem-se
a considerar essas infracções em qualquer tratado
de extradição a concluir entre si.
2 — Se um Estado parte
que condicione a extradição à existência
de um tratado receber um pedido de extradição
de outro Estado parte com o qual se não encontre vinculado
por um tratado de extradição, terá aquele
a faculdade de considerar a presente Convenção
como constituindo base jurídica da extradição
no tocante às infracções previstas no
artigo 1.º A extradição dependerá, ainda,
das outras condições previstas na legislação
do Estado requerido.
3 — Os Estados partes
que não condicionem a extradição à
existência de um tratado deverão reconhecer entre
si as infracções previstas no artigo 1.º como
casos sujeitos a extradição, nas condições
previstas na legislação do Estado requerido.
4 — As infracções
previstas no artigo 1.º deverão ser consideradas, para
fins de extradição entre Estados partes, como
tendo sido cometidas quer no lugar da sua perpetração
quer no território dos Estados vinculados a estabelecer
a sua competência nos termos do n.º 1 do artigo 5.º
Artigo
11.º
1 — Os Estados partes
deverão prestar uns aos outros o maior auxílio
judiciário possível em todos os processos penais
relativos às infracções previstas no
artigo 1.º, incluindo o tocante à comunicação
de todos os elementos de prova de que disponham e que se mostrem
necessários à instrução do processo.
2 — As disposições
do n.º 1 do presente artigo não deverão prejudicar
as obrigações relativas ao auxílio judiciário
estipuladas em qualquer outro tratado.
Artigo
12.º
Na medida em que as convenções
de Genebra de 1949 para a protecção às
vítimas da guerra ou os protocolos adicionais a essas
convenções sejam aplicáveis a um determinado
acto de tomada de reféns e os Estados partes na presente
Convenção sejam obrigados, de acordo com aquelas
convenções, a processar ou a entregar o autor
da tomada de reféns, a presente Convenção
não deverá ser aplicada a actos de tomada de
reféns cometidos no decurso de conflitos armados, tal
como definidos nas convenções de Genebra de
1949 e respectivos protocolos, incluindo os conflitos armados
mencionados no n.º 4 do artigo 1.º do Protocolo adicional
I de 1977, em que os povos lutem contra o domínio colonial
e a ocupação estrangeira e contra regimes racistas,
no exercício do seu direito à autodeterminação,
consagrado na Carta das Nações Unidas e na declaração
dos princípios do direito internacional referentes
às relações de amizade e cooperação
entre os Estados nos termos da Carta das Nações
Unidas.
Artigo
13.º
A presente Convenção
não deverá ser aplicada quando a infracção
for cometida no território de um único Estado,
o refém e o presumível autor da infracção
forem nacionais desse Estado e o presumível autor da
infracção for descoberto no território
desse Estado.
Artigo 14.º
Nenhuma das disposições
da presente Convenção deverá ser interpretada
como justificação para a violação
da integridade territorial ou da independência política
de um Estado em contravenção da Carta das Nações
Unidas.
Artigo 15.º
As disposições
contidas na presente Convenção não deverão
prejudicar a aplicação dos tratados sobre direito
de asilo em vigor à data da adopção da
presente Convenção relativamente aos Estados
que sejam partes nesses tratados; mas um Estado parte na presente
Convenção não poderá invocar esses
tratados em relação a um outro Estado parte
na presente Convenção que não seja parte
nesses tratados.
Artigo
16.º
1 — Qualquer diferendo
entre dois ou mais Estados partes relativamente à interpretação
ou aplicação da presente Convenção
que não seja solucionado através de negociações
será submetido a arbitragem, a pedido de um deles.
Se no prazo de 6 meses a partir da data do pedido de arbitragem
as partes não conseguirem chegar a acordo quanto à
organização da mesma, qualquer uma delas poderá
submeter o diferendo ao Tribunal Internacional de Justiça,
mediante requerimento feito de acordo com o estatuto do Tribunal.
2 — Qualquer Estado poderá,
no momento da assinatura, da ratificação ou
da adesão da presente Convenção, declarar
que se não considera obrigado pelas disposições
do n.º 1 do presente artigo. Os outros Estados partes não
ficarão obrigados pelas mesmas disposições
relativamente a um Estado parte que tenha formulado aquela
reserva.
3 — Qualquer Estado parte
que tenha formulado uma reserva de acordo com o n.º 2 do presente
artigo poderá retirá-la, em qualquer momento,
através de uma notificação dirigida ao
Secretário-Geral da Organização das Nações
Unidas.
Artigo 17.º
1 — A presente Convenção
está aberta à assinatura de todos os Estados
até 31 de Dezembro de 1980, na sede da Organização
das Nações Unidas, em Nova Iorque.
2 — A presente Convenção
será ratificada. Os instrumentos de ratificação
serão depositados junto do Secretário-Geral
da Organização das Nações Unidas.
3 — A presente Convenção
está aberta à adesão de qualquer Estado.
Os instrumentos de adesão serão depositados
junto do Secretário-Geral da Organização
das Nações Unidas.
Artigo
18.º
1 — A presente Convenção
entrará em vigor no 30.º dia a partir da data do depósito
do 22.º instrumento de ratificação ou adesão
junto do Secretário-Geral das Nações
Unidas.
2 — Relativamente aos
Estados que ratificarem a Convenção ou aderirem
à mesma após o depósito do 22.º instrumento
de ratificação ou de adesão, a Convenção
entrará em vigor no 30.º dia após o depósito
por esses Estados do respectivo instrumento de ratificação
ou de adesão.
Artigo 19.º
1 — Qualquer Estado parte
poderá denunciar a presente Convenção
através de uma notificação escrita dirigida
ao Secretário-Geral da Organização das
Nações Unidas.
2 — A denúncia
produzirá efeitos 1 ano após a data em que o
Secretário-Geral da Organização das Nações
Unidas tiver recebido a notificação.
Artigo 20.º
O texto original da presente
Convenção, cujos textos em inglês, árabe,
chinês, espanhol, francês e russo fazem igualmente
fé, será depositado junto do Secretário-Geral
da Organização das Nações Unidas,
que dele enviará cópias autenticadas a todos
os Estados.
Em fé de que os
abaixo assinados, devidamente autorizados para o efeito pelos
respectivos governos, assinaram a presente Convenção
que foi aberta à assinatura em Nova Iorque em 18 de
Dezembro de 1979.
O Presidente da Assembleia
da República, Manuel Alfredo Tito de Morais.
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