|
Conferência da Haia de Direito Internacional Privado: Decreto-Lei n.º 48 494: Convenção Relativa à Competência
das Autoridades e à Lei Aplicável em Matéria de Protecção
de Menores
Usando da faculdade conferida pela 2.ª parte do n.º 2 do
Artigo 109.º da Constituição, o Governo decreta e eu promulgo,
para valer como lei, o seguinte:
Artigo ÚNICO
É aprovada, para ratificação, a Convenção
Relativa à Competência das Autoridades e à Lei Aplicável em
Matéria de Protecção de Menores, concluída na Haia em 5 de
Outubro de 1961, cujos textos em francês e respectiva tradução
para português vão anexos ao presente decreto-lei. Publique-se
e cumpra-se como nele se contém.
Paços do Governo da República, 22 de Julho
de 1968. - AMÉRICO DEUS RODRIGUES THOMAZ - António de Oliveira
Salazar - António Jorge Martins da Mota Veiga - Manuel Gomes
de Araújo - Alfredo Rodrigues dos Santos Júnior - Mário Júlio
de Almeida Costa - Ulisses Cruz de Aguiar Cortês - Joaquim
da Luz Cunha - Fernando Quintanilha Mendonça Dias - Alberto
Marciano Gorjão Franco Nogueira - José Albino Machado Vaz
- Joaquim Moreira da Silva Cunha - Inocêncio Galvão Teles
- José Gonçalo da Cunha Sottomayor Correia de Oliveira - Carlos
Gomes da Silva Ribeiro - José João Gonçalves de Proença -
Francisco Pereira Neto de Carvalho.
Convention Concernant la Compétence
des Autorités et la Loi Applicable en Matiére
de Protection des Mineures
Les États signataires de la présente Convention,
Désirant établir des dispositions communes
concernant la compétence des autorités et la loi applicable
en matière de protection des mineurs,
Ont résolu de conclure une Convention
à cet effet et sont convenus des dispositions suivantes:
Article PREMIER
Les autorités, tant judiciaires qu’administratives,
de l’État de la résidence habituelle, d’un mineur sont, sous
réserve des dispositions des articles 3, 4 et 5, alinéa 3,
de la présente Convention, compétentes pour prendre des mesures
tendant a la protection de sa personne ou de ses biens.
Article 2
Les autorités compétentes aux termes de
l’article. premier prennent les mesures prévues par leur loi
interne.
Cette loi détermine. les conditions d’institution,
modification et cessation desdites mesures. Elle régit également
leurs effets tant en ce qui concerne les rapports entre le
mineur et les personnes on institutions qui en ont la charge
qu’à l’égard des tiers.
Article 3
Un rapport d’autorité résultant de plein
droit de la loi interne de l’État dont le mineur est ressortissant
est reconnu dans tous les États contractants.
Article 4
Si les autorités de l’État dont le mineur
est ressortissant considèrent que l’intérêt du mineur l’exige,
elles peuvent, après avoir avisé les autorités de l’État de
sa résidence habituelle, prendre selon leur loi interne des
mesures tendant à la protection de sa personne ou de ses biens.
Cette loi détermine les conditions d’institution,
modification et cessation desdites mesures. Elle régit également
leurs effets tant en ce qui concerne les rapports entre le,
mineur et les personnes ou institutions qui en ont la charge
qu’à l’égard des tiers.
L’application des mesures prises est assurée
par les autorités de l’État dont le mineur est ressortissant.
Les mesures prises en vertu des alinéas
précédents du présent Article remplacent les mesures éventuellement
prises par les autorités de l’État où le mineur a sa résidence,
habituelle.
Article 5
Au cas de déplacement de la résidence
habituelle d’un mineur d’un État contractant dans un autre,
les mesures prises par les autorités de l’État de l’ancienne
résidence habituelle restent en vigueur tant que les autorités
de la nouvelle résidence habituelle, ne les ont pas levées
ou remplacées.
Les mesures prises par les autorités de
l’État de l’ancienne résidence habituelle ne sont levées ou
remplacées qu’après avis préalable aux dites autorités.
Au cas de déplacement d’un mineur qui
était sous la protection des autorités de d’État dont il est
ressortissant, les mesures prises par elles suivant leur loi
interne restent en vigueur dans l’État de la nouvelle résidence
habituelle.
Article 6
Les autorités de l’État dont le mineur
est ressortissant peuvent, d’accord avec celles de l’État
où il a sa résidence habituelle, ou possède des biens, confier
à celles-ci la mise en oeuvre des mesures prises.
La même faculté appartient aux autorités
de l’État de la résidence habituelle du mineur à l’égard des
autorités de l’État où le mineur possède des biens.
Article 7
Les mesures prises par les autorités compétentes
en vertu des articles précédents de la présente Convention
sont reconnues dans tous les États contractants. Si toutefois
ces mesures comportent des actes d’exécution dans un Etat
autre que celui où elles ont été prises, leur reconnaissance
et exécution sont réglées soit par le droit interne de l’État
où l’exécution est demandée, soit par les conventions internationales.
Article 8
Nonobstant les dispositions des articles
3, 4 et 5, alinéa 3, de la présente Convention, les autorités
de l’État de la résidence habituelle d’un mineur peuvent prendre
des mesures de protection pour autant que le mineur est menacé
d’un danger sérieux dans sa personne ou ses biens.
Les autorités des autres États contractants
ne sont pas tenues de reconnaître ces mesures.
Article 9
Dans tous les cas d’urgence, les autorités
de chaque Etat contractant sur le territoire duquel se trouvent
mineur ou des biens lui appartenant, prennent les mesures
de protection nécessaires.
Les mesures prises en application de l’alinéa
précédent cessent, sous réserve de leurs effets définitifs,
aussitôt que les autorités compétentes selon la présente Convention
ont pris les mesures exigées par la situation.
Article 10
Autant que possible, a fin d’assurer la
continuité du régime appliqué au mineur, les autorités d’un
État contractant ne prennent de mesures à son égard qu’après
avoir procédé à un échange de vues avec les autorités des
autres Etats contractants dont les décisions sont encore en
vigueur.
Article 11
Toutes les autorités qui ont pris des
mesures en vertu des dispositions de la présente Convention
en informent sans délai les autorités de l’État dont le mineur
est ressortissant et, le cas échéant, celles de l’État de
sa résidence habituelle.
Chaque Etat contractant désignera les
autorités qui peuvent donner et recevoir directement les informations
visées à l’alinéa précédent. Il notifiera cette désignation
an Ministère des Affaires Etrangères des Pays-Bas.
Article 12
Aux fins de la présente Convention on
entend par «mineur» toute personne qui a cette, qualité tant
selon la loi interne de l’Etat dont elle est ressortissante
que selon la loi interne da sa résidence habituelle.
Article 13
La présente Convention s’applique à tous
les mineurs qui ont leur résidence habituelle dans un des
Etats contractants.
Toutefois les compétences attribuées par
la présente Convention aux autorités de l’État dont le mineur
est ressortissant sont réservées aux Etats contractants.
Chaque État contractant peut se réserver
de limiter l’application de la présente Convention aux mineurs
qui sont ressortissants d’un des Etats contractants.
Article 14
Aux fins de la présente Convention, si
la loi interne de l’État dont le mineur est ressortissant
consiste en un système non unifié, on entend par «loi interne
de l’État dont le mineur est ressortissant» et par «autorités
de l’État dont le mineur est ressortissant» la loi et les
autorités déterminées par les règles en vigueur dans ce système
et, à défaut de telles règles, par le lien le plus effectif
qu’a le mineur avec l’une des législations composant ce système.
Article 15
Chaque État contractant peut réserver
la compétence de ses autorités appelées à statuer sur une
demande en annulation, dissolution ou relâchement du lien
conjugal entre les parents d’un mineur, pour prendre des mesures
de protection de sa personne ou de ses biens.
Les autorités des autres États contractants
ne sont pas tenues de reconnaître ces mesures.
Article 16
Les dispositions de la présente Convention
ne peuvent être écartées dans les États contractants qui si
leur application est manifestement incompatible avec l’ordre
public.
Article 17
La présente Convention ne s’applique qu’aux
mesures prises après son entrée en vigueur.
Les rapports d’autorité résultant de plein
droit de la loi interne de l’État dont le mineur est ressortissant
sont reconnus dès l’entrée en vigueur de la Convention.
Article 18
Dans les rapports entre les États contractants
la présente Convention remplace la Convention pour régler
la tutelle des mineurs signée à La Haye le 12 juin 1902.
Elle ne porte pas atteinte aux dispositions
d’autres conventions liant au moment de son entrée en vigueur
des États contractants.
Article 19
La présente Convention est ouverte à la
signature des États représentés à la neuvième session de la
Conférence de La Haye de droit international privé.
Elle sera ratifiée et les instruments
de ratification seront déposés auprès du Ministère des Affaires
Etrangères des Pays-Bas.
Article 20
La présente Convention entrera en vigueur
le soixantième jour après le dépôt du troisième instrument
de ratification prévu par l’Article 19, alinéa 2.
La Convention entrera en vigueur, pour
chaque État signataire ratifiant postérieurement, le soixantième
jour .après le dépôt de son instrument de ratification.
Article 21
Tout État non représenté à la neuvième
session de la Conférence de La Haye de droit international
privé pourra adhérer à la présente Convention après son entrée
en vigueur en vertu de l’Article 20, alinéa premier. L’instrument
d’adhésion sera déposé auprès du Ministère des Affaires Étrangères
des Pays-Bas.
L’adhésion n’aura d’effet que dans les
rapports entre l’État adhérant et les États contractants qui
auront déclaré accepter cette adhésion. L’acceptation sera
notifiée au Ministère des Affaires Étrangères des Pays-Bas.
La Convention entrera en vigueur, entre
l’État adhérant et l’État ayant déclaré accepter cette adhésion,
le soixantième jour après la notification mentionnée à l’alinéa
précédent.
Article 22
Tout État, au moment de la signature,
de la ratification ou de l’adhésion, pourra déclarer que la
présente Convention s’étendra à l’ensemble des territoires
qu’il représente sur le plan international, ou à l’un ou plusieurs
d’entre eux. Cette déclaration aura effet au moment de l’entrée
en vigueur de la Convention pour le dit État.
Par la suite, toute extension de cette
nature sera notifiée au Ministère des Affaires Étrangères
des Pays-Bas.
Lorsque la déclaration d’extension sera
fait par un État ayant signé et ratifié, la Convention, celle-ci
entrera en vigueur pour lés territoires visés conformément
aux dispositions de l’Article 20. Lorsque la déclaration d’extension
sera faite par un État ayant adhéré à la Convention, celle-ci
entrera en vigueur pour les territoires visés conformément
aux dispositions de l’Article 21.
Article 23
Tout État pourra, au plus tard au moment
de la ratification ou de l’adhésion, faire les réserves prévues
aux articles 13, alinéa 3, et 15, alinéa premier, de la présente
Convention. Aucune autre réserve rie sera admise.
Chaque État contractant pourra également,
en notifiant une extension de la Convention conformément à
l’Article 22, faire ces réserves avec effet limité aux territoires
ou à certains des territoires visés par l’extension.
Chaque État contractant pourra, à tout
moment, retirer une réserve qu’il aura faite. Ce retrait sera
notifié au Ministère des Affaires Étrangères des Pays-Bas.
L'effet de la réserve cessera le soixantième
jour après la notification mentionnée à l’alinéa précédent.
Article 24
La présente Convention aura une durée
de cinq ans à partir de la date de son entrée en vigueur conformément
à l’Article 20, alinéa premier, même pour les États qui l’auront
ratifiée ou y auront adhéré postérieurement.
La Convention sera renouvelée tacitement
de cinq en cinq ans, sauf dénonciation.
La dénonciation sera, au moins six mois
avant l’expiration du délai de cinq ans, notifiée au Ministère
des Affaires Étrangères des Pays-Bas.
Elle pourra se limiter à certains des
territoires auxquels s’applique la Convention.
La dénonciation n’aura d’effet qu’à l’égard
de l’État qui l’aura notifiée. La Convention restera en vigueur
pour les autres États contractants.
Article 25
Le Ministère des Affaires Étrangères des
Pays-Bas notifiera aux États visés à l’Article 19, ainsi qu’aux
États qui auront adhéré conformément aux dispositions de l’Article
21:
a) Les notifications visées à l’Article
11, alinéa 2;
b) Les signatures et ratifications visées
à l’Article 19;
c) La date à laquelle la présente Convention
entrera en vigueur conformément aux dispositions de l’Article
20, alinéa premier;
d) Les adhésions et, acceptations visées
à l’Article 21 et la date à laquelle elles auront effet;
e) Les extensions visées à l’Article
22 et la date a laquelle elles auront effet;
f) Les réserves et retraits de réserves
visées à l’Article 23;
g) Les dénonciations visées à l’Article
24, alinéa 3.
En foi de quoi, les soussignés, dûment
autorisés, ont signé la présente Convention.
Fait à La Haye, le 5 octobre 1961, en
un seul exemplaire, qui sera déposé dans les archives du Gouvernement
des Pays-Bas et dont une copie certifiée conforme sera remise,
par la voie diplomatique, à chacun des États représentés à
la neuvième session de la Conférence de La Haye de droit international
privé.
Convenção Relativa
à Competência das Autoridades e à Lei Aplicável
em Matéria de Protecção de Menores
Os Estados signatários
da presente Convenção,
Desejando estabelecer disposições comuns
relativas à competência das autoridades e à lei aplicável
em matéria de protecção de menores,
Resolveram celebrar uma convenção com
aquela finalidade e concordaram com as disposições seguintes:
Artigo 1.º
As autoridades, quer judiciais, quer administrativas,
do Estado da residência habitual do menor, sob reserva das
disposições dos Artigos 3.º, 4.º e 5.º, alínea III, da presente
Convenção, são competentes para decretar medidas visando a
protecção da sua pessoa ou dos seus bens.
Artigo 2.º
As autoridades competentes, nos termos
do Artigo 1.º, decretam as medidas previstas pela respectiva
lei interna.
Esta lei determina as condições de aplicação,
modificação e cessação das citadas medidas, bem como regulamenta
os seus efeitos, tanto no que respeita as relações entre o
menor e as pessoas ou instituições que o têm a seu cargo corno
relativamente a terceiros.
Artigo 3.º
São reconhecidos em todos os Estados contratantes
os regimes jurídicos que, nos termos da lei interna do Estado
de que o menor é nacional, entrem em vigor de pleno direito.
Artigo 4.º
Se as autoridades do Estado donde o menor
é nacional consideram que o interesse do mesmo assim o exige,
podem, de acordo com a respectiva lei interna e depois de
terem informado as autoridades do Estado da residência habitual
daquele, decretar medidas visando a protecção da sua pessoa
ou dos seus bens.
Aquela lei determina as condições de aplicação,
modificação e cessação das ditas medidas, bem como regulamenta
os seus efeitos, tanto no que respeita às relações entre o
menor e as pessoas ou instituições que o têm a seu cargo como
relativamente a terceiros.
A aplicação das medidas tomadas é assegurada
pelas autoridades do Estado de que o menor é nacional.
As medidas decretadas em virtude das alíneas
precedentes do presente Artigo substituem as medidas eventualmente
tomadas pelas autoridades do Estado onde o menor tem a sua
residência habitual.
Artigo 5.º
Se a residência habitual de um menor mudar
de um Estado contratante para outro, as medidas tomadas pelas
autoridades do Estado da antiga residência habitual continuam
a vigorar enquanto as autoridades da nova, residência não
as levantem ou substituam.
As medidas decretadas , pelas autoridades
do Estado da antiga residência habitual do menor não são levantadas
ou substituídas senão depois de um aviso prévio a essas autoridades.
No caso da mudança de residência de um
menor que estava sob a protecção das autoridades do Estado
de que o mesmo é nacional, as medidas tomadas por aquelas,
de acordo com a respectiva lei interna, continuam a vigorar
no Estado da nova residência habitual.
Artigo 6.º
As autoridades do Estado de que o menor
é nacional podem, de acordo com as autoridades do Estado onde,
ele tem a sua residência, habitual ou possui bens, confiar
a estas a execução das medidas tomadas.
A mesma faculdade pertence as autoridades
do Estado da residência habitual do menor relativamente às
autoridades do Estado onde o menor possui bens.
Artigo 7.º
As medidas tomadas pelas autoridades competentes
de acordo com os Artigos precedentes da presente Convenção
são reconhecidas em todos os Estados contratantes. Se, todavia,
aquelas medidas implicam actos de execução num Estado diferente
daquele onde foram tomadas, o reconhecimento e a execução
das mesmas são regulados quer pelo direito interno do Estado
onde é pedida a execução, quer pelas convenções internacionais.
Artigo 8.º
Não obstante as disposições dos Artigos
3.º, 4.º e 5.º, alínea III, da presente Convenção, as autoridades
do Estado da residência habitual do menor podem decretar medidas
de protecção desde que o menor esteja ameaçado de um perigo
sério na sua pessoa ou seus bens.
As autoridades dos outros Estados contratantes
não são obrigadas a reconhecer aquelas medidas.
Artigo 9.º
Em todos os casos de urgência, as autoridades
de cada Estado contratante em cujo território se encontra
o menor ou bens que lhe pertençam tornam as medidas de protecção
necessárias.
As medidas decretadas em obediência à
alínea precedente cessam, sob reserva dos efeitos definitivos
das mesmas, logo que as autoridades competentes, de acordo
com a presente Convenção, tomarem as medidas exigidas pela
situação.
Artigo 10.º
Na medida do possível, a fim de assegurar
a continuidade do regime aplicado ao menor, as autoridades
de um Estado contratante não decretam medidas a respeito daquele
senão depois de terem procedido a uma troca de impressões
com as autoridades dos outros Estados contratantes cujas decisões
estão ainda em vigor.
Artigo 11.º
Todas as autoridades que decretaram medidas
de acordo com as disposições da presente Convenção informarão
sem demora as autoridades do Estado de que o menor é nacional
e, sendo caso disso, as da sua residência habitual.
Cada Estado contratante designará as autoridades
que podem dar e receber directamente as informações a que
se refere a alínea precedente e notificará aquela designação
ao Ministério dos Negócios Estrangeiros dos Países Baixos.
Artigo 12.º
Para os fins da presente Convenção entende-se
por «menor» toda a pessoa que tem esta qualidade, quer segundo
a lei interna do Estado de que a mesma é nacional, quer segundo
a lei interna do Estado onde tem a sua residência habitual.
Artigo 13.º
A presente Convenção aplica-se a todos
os menores que têm a sua residência habitual num dos Estados
contratantes.
Todavia, as competências atribuídas pela
presente Convenção às autoridades do Estado de que o menor
é nacional ficam reservadas aos Estados contratantes.
Cada Estado contratante pode reservar-se
o direito de limitar a aplicação da presente Convenção aos
menores
Artigo 14.º
Para os fins da presente Convenção, se
a lei interna do Estado de que o menor é nacional consiste
num sistema não unificado, entende-se por «lei interna do
Estado de que o menor é nacional» e por «autoridades do Estado
de que o menor é nacional a lei e as autoridades determinadas
pelas normas em vigor naquele sistema, e, na falta destas,
pela ligação mais efectiva que o menor tem com uma das legislações
que compõem aquele sistema.
Artigo 15.º
Cada Estado contratante pode reservar
a competência, das suas autoridades, chamadas a decidir sobre
um pedido de anulação ou dissolução de casamento ou de separação
dos pais de um menor, para decretar medidas visando a protecção
da, sua pessoa ou dos seus bens.
As autoridades: dos outros Estados contratantes
não são obrigadas a reconhecer aquelas medidas.
Artigo 16.º
As disposições da presente Convenção irão
podem ser afastadas nos Estados contratantes a não ser que
a respectiva aplicação seja manifestamente incompatível com
a ordem pública.
Artigo 17.º
A presente Convenção apenas se aplica
às medidas decretadas após a sua entrada em vigor.
São reconhecidos a partir do momento da
entrada em vigor da Convenção os regimes jurídicos que, nos
termos da lei interna do Estado de que o menor é nacional,
entrem em vigor de pleno direito.
Artigo 18.º
Nas relações entre os Estados contratantes
a presente Convenção substitui a Convenção para Regulamentar
a Tutela dos Menores, assinada na Haia em 12 de Junho de 1902.
A presente Convenção não derroga as disposições
de outras convenções que no momento da sua entrada em vigor
obriguem outros Estados contratantes.
Artigo 19.º
A presente Convenção fica aberta à assinatura,
dos Estados representados na 9.ª sessão da Conferência da
Haia de Direito Internacional Privado.
A Convenção será ratificada, e os instrumentos
da ratificação serão depositados no Ministério dos Negócios
Estrangeiros dos Países Baixos.
Artigo 20.º
A presente Convenção entrará em vigor
no sexagésimo dia após o depósito do terceiro instrumento
de ratificação previsto pelo Artigo 19.º, alínea II.
A Convenção entrará em vigor para cada
Estado signatário que a tenha ratificado posteriormente no
sexagésimo dia após o depósito do respectivo instrumento de
ratificação.
Artigo 21.º
Qualquer Estado não representado na 9.ª
sessão da Conferência da Haia de Direito Internacional Privado
poderá aderir à presente Convenção, após a sua entrada em
vigor, nos termos do Artigo 20.º, alínea I. O Instrumento
de adesão será depositado no Ministério dos Negócios Estrangeiros
dos Países Baixos.
A adesão apenas produzirá efeito nas relações
entre o Estado aderente e os Estados contratantes que tenham
declarado aceitá-la. A aceitação será notificada ao Ministério
dos Negócios Estrangeiros dos Países Baixos.
A Convenção entrará em vigor, entre o
Estado aderente e o Estado que declarou aceitar a adesão,
no sexagésimo dia depois da notificação mencionada na alínea
precedente.
Artigo 22.º
Qualquer Estado rio momento da assinatura
da ratificação ou da adesão poderá declarar que a presente
Convenção se aplicará ao conjunto dos territórios que ele
represente no plano internacional ou a um ou a vários de entre
eles. Esta declaração produzirá efeito a partir do momento
da, entrada em vigor da Convenção relativamente ao Estado
em causa.
Mais tarde, toda, a comunicação desta
natureza será comunicada ao Ministério dos Negócios Estrangeiros
dos Países Baixos.
Quando a declaração de extensão for feita
no momento da assinatura ou da ratificação, a Convenção entrará
em vigor para os territórios visados por aquela, nos termos
do disposto no Artigo 20.º Quando a declaração de extensão
for feita rio momento de adesão, a Convenção entrará em vigor
relativamente aos territórios visados por aquela, nos termos
do disposto no Artigo 21.º
Artigo 23.º
Qualquer Estado poderá, o mais tardar
no momento da ratificação ou da adesão, fazer as reservas
previstas nos Artigos 13.º, alínea III, e 15.º, alínea I,
da presente Convenção. Nenhuma outra reserva será admitida.
Cada Estado contratante poderá igualmente,
ao notificar uma extensão da Convenção, nos termos do Artigo
22.º, fazer aquelas reservas com efeitos limitados aos territórios,
ou a certos territórios visados pela extensão.
Cada Estado contratante poderá em qualquer
momento retirar rima reserva que tenha feito. O levantamento
da reserva será notificado ao Ministério dos Negócios Estrangeiros
dos Países Baixos.
O efeito, da reserva, cessará no sexagésimo
dia após a notificação mencionada na alínea precedente.
Artigo 24.º
A presente Convenção terá a duração de
cinco anos, a partir da data da sua entrada em vigor, nos
termos do Artigo 20.º, alínea I, mesmo para os Estados que
a tenham ratificado ou a ela tenham aderido posteriormente.
A Convenção considerar-se-á como prorrogada,
tacitamente por períodos de cinco anos, salvo denúncia.
A denúncia será notificada ao Ministério
dos Negócios Estrangeiros dos Países Baixos pelo menos seis
meses antes do termo do prazo de cinco anos acima referido.
A denúncia poderá limitar-se a alguns
territórios aos quais se aplica a Convenção.
A denúncia apenas produzirá efeitos relativamente
ao Estado que tenha feito a respectiva notificação. A Convenção
continuará em vigor relativamente aos restantes Estados contratantes.
Artigo 25.º
O Ministério dos Negócios Estrangeiros
dos Países Baixos notificará os Estados a que se refere o
Artigo 19.º e, bem assim, os Estados que tenham aderido à
presente Convenção, nos termos do Artigo 21.º, do seguinte:
a) As notificações a que se refere o
Artigo 11.º, alínea II;
b) As assinaturas e as ratificações
a que se refere o Artigo 19.º;
c) A data a partir da qual a presente
Convenção entrará em vigor, de acordo com o disposto no
Artigo 20.º, alínea I;
d) As adesões e aceitações a que se
refere o Artigo 21.º e a data a partir da qual elas terão
efeito;
e) As extensões a que se refere o Artigo
22.º e a data a partir da qual elas entrarão em vigor;
f) As reservas e o levantamento de reservas
a que se refere o Artigo 23.º;
g) As denúncias a que se refere o Artigo
24.º, alínea III.
Em fé do que os abaixo assinados, devidamente
autorizados, assinaram a presente Convenção.
Feita na Haia, aos 5 de Outubro de 1961,
num só exemplar, que será depositado nos arquivos do Governo
dos Países Baixos, e com base no qual uma cópia certificada
conforme ao original será remetida, pela via diplomática,
a cada um dos Estados representados na 9.ª sessão da Conferência
da Haia de Direito Internacional
|